
Hélène d’Anjou serait membre d’une famille noble française, peut-être apparentée à la famille de Charles Ier d’Anjou, d’où le nom apocryphe d’Hélène d’Anjou. Elle est donnée en mariage vers 1245 à Étienne Urosz Ier, roi de Serbie. Trois enfants naissent de cette union : deux garçons et une fille, Bérénice, morte en bas âge. Le fils aîné, Étienne Dragutin, succède à son père sur le trône de Serbie en 1276, et il devient moine en 1282 sous le nom de Théoctiste. Il est vénéré comme un saint. Le deuxième fils, Étienne Urosz II Milutin, monte sur le trône en 1282 et règne sur la Serbie jusqu’à sa mort en 1321. Il est également saint. Dragutin et Milutin sont fêtés aujourd’hui en même temps que leur sainte mère.
La reine Hélène, selon les dires de son biographe l’archevêque Danilo II, est une femme « lucide, très pieuse, bienveillante et à la vie exemplaire ». Elle s’adonne à la prière et aux œuvres de charité. À son mariage, elle est devenue orthodoxe, mais sans rompre ses liens avec l’Église catholique romaine. Elle, son mari et leurs deux fils désirent vivement que l’Église reste unie et que cessent les divisions. Hélène fonde différents monastères, catholiques et orthodoxes.
Vers 1308, Hélène entre au monastère de saint Nicolas près de la ville de Schkodër située aujourd’hui en Albanie où elle reçoit le nom d’Elisabeth. Elle meurt dans ce monastère le 8 février 1314 et est enterrée selon sa demande dans le monastère de Gradatsky qu’elle avait fondé.
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