Frères, nous avons une demande à vous faire
à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ
et de notre rassemblement auprès de lui :
si l’on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre
prétendant que le jour du Seigneur est arrivé,
n’allez pas aussitôt perdre la tête,
ne vous laissez pas effrayer.
Ne laissez personne vous égarer d’aucune manière.
Dieu vous a appelés par notre proclamation de l’Évangile,
pour que vous entriez en possession
de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Ainsi donc, frères, tenez bon,
et gardez ferme les traditions
que nous vous avons enseignées,
soit de vive voix, soit par lettre.
Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même,
et Dieu notre Père qui nous a aimés
et nous a pour toujours donné réconfort
et bonne espérance par sa grâce,
réconfortent vos cœurs
et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.
Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.
Le Seigneur vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !
En ce temps-là,
Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous payez la dîme
sur la menthe, le fenouil et le cumin,
mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi :
la justice, la miséricorde et la fidélité.
Voilà ce qu’il fallait pratiquer
sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron,
et vous avalez le chameau !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette,
mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe,
afin que l’extérieur aussi devienne pur. »
Jésus a énoncé des béatitudes. Il a également formulé des “malheurs”, huit en tout, qu’il faut comprendre comme un cri de colère et de déception devant l’endurcissement des pharisiens.
Lorsque les hébreux sont entrés en terre sainte, ils sont passés entre le mont Garizim et le mont Ebal, et du haut du Garizim ont été prononcé toutes les bénédictions de la Loi, et du mont Ebal toutes les malédictions, avec cette injonction de Dieu “Choisis donc la vie”. C’est ce même appel qui résonne dans ces malheurs. “Pourquoi ne choisis-tu pas la vie?”
Le passage d’aujourd’hui comporte deux malheurs, deux attitudes de mort que Jésus dénonce qui sont en fait des inversion du sens. La première est l’inversion des priorités, vous attachez de l’importance au détail et méprisez l’essentiel. La deuxième est l’attention aux apparences et la négligence de l’intériorité. Dans ces deux points, apparaît l’ignorance du vrai sens de la Loi. Déjà les dix commandements donnaient une priorité à l’amour de Dieu et du prochain sur les détails de la loi. Déjà le choix de David comme roi plutôt que ses grands frères montrait que Dieu regarde le cœur et non pas les apparences.
Comment cette hypocrisie religieuse devient-elle possible? En se servant de Dieu plutôt qu’en le servant. C’est là qu’est l’inversion. Tout y est, Dieu, nous et le service, mais pas dans le bon sens. Faisons attention, si nous avons mis Dieu dans notre vie, que nous n’ayons pas inversé les choses. Qu’il soit bien notre maître et nous les serviteurs. C’est dans le Christ que nous pouvons trouver la vraie joie de servir, et d’avoir Dieu pour Père.
R. Viens Esprit très Saint toi qui emplis tout l´univers.
Viens en nos cœurs, viens, Esprit du Seigneur.
Viens nous t´attendons.
Viens Esprit très Saint, toi qui emplis tout l´univers,
Viens et révèle-nous les joies du Royaume qui vient.
1. Esprit de feu, souffle du Dieu Très-Haut et donateur de vie,
Par ta puissance viens saisir nos cœurs, viens nous recréer.
2. Toi qui connais les mystères de Dieu, Esprit de vérité,
Enseigne-nous, viens et demeure en nous, viens nous éclairer.
3. Force et douceur, amour et don de Dieu, emplis-nous de ta paix,
Père des pauvres, Esprit consolateur, viens nous relever.
Paroles et Musique : Communauté de l’Emmanuel (D.-M. David / L.-E. de Labarthe)
© 1998, Éditions de lEmmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris


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