Frères,
nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;
alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer
qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?
S’il n’y a pas de résurrection des morts,
le Christ non plus n’est pas ressuscité.
Et si le Christ n’est pas ressuscité,
notre proclamation est sans contenu,
votre foi aussi est sans contenu ;
et nous faisons figure de faux témoins de Dieu,
pour avoir affirmé, en témoignant au sujet de Dieu,
qu’il a ressuscité le Christ,
alors qu’il ne l’a pas ressuscité
si vraiment les morts ne ressuscitent pas.
Car si les morts ne ressuscitent pas,
le Christ non plus n’est pas ressuscité.
Et si le Christ n’est pas ressuscité,
votre foi est sans valeur,
vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;
et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.
Si nous avons mis notre espoir dans le Christ
pour cette vie seulement,
nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.
Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,
lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.
Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.
Montre les merveilles de ta grâce,
toi qui libères de l’agresseur
ceux qui se réfugient sous ta droite.
Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;
à l’ombre de tes ailes, cache-moi.
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.
En ce temps-là,
il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages,
proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.
Les Douze l’accompagnaient,
ainsi que des femmes
qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais :
Marie, appelée Madeleine,
de laquelle étaient sortis sept démons,
Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode,
Suzanne, et beaucoup d’autres,
qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
Saint Luc mentionne ici une réalité importante des disciples de Jésus, il y a parmi eux des hommes ET des femmes. Non seulement il mentionne le groupe des femmes à la suite de Jésus, mais il prend soin de nommer trois d’entre elles et leurs itinéraires particuliers. Il ne s’agit pas seulement de valoriser la place de la femme dans la communauté chrétienne, mais d’indiquer que chacune à son itinéraire particulier.
Bien sûr il y a la vocation féminine. Les femmes ont leur place en tant que femme à la suite du Christ, et elles jouent un rôle décisif de soutien à la mission. Il y a une grâce d’être femme, une complémentarité avec les hommes et une manière propre de suivre le Christ et de participer à la vie de l’Eglise. Mais il y a aussi des itinéraires personnels, une vocation et un rôle propre à chacune.
Dans ce temps de la guerre des sexes et de la confusion des genres, cet évangile nous rappelle que non seulement nous sommes appelés à nous épanouir dans ce qu’il nous est donné d’être par nature, en tant que homme ou femme, mais aussi à en donner une interprétation personnelle, unique, propre à nous et à notre histoire personnelle à la suite du Christ.
R. Christ est ressuscité, alléluia.
Il a vaincu la mort, alléluia.
À ceux qui étaient dans les tombeaux
Il rend la vie.
1. Si le Christ n´est pas ressuscité, vaine est notre foi.
Il est vraiment ressuscité, nous en sommes témoins.
2. La lumière a vaincu notre nuit, toi qui dors, lève-toi.
Éveille-toi d´entre les morts : Christ t´illuminera.
3. Nous étions prisonniers de la mort, il nous a délivrés.
Ô mort où est donc ta victoire, où est ton aiguillon ?
4. C´est par grâce qu´il nous a sauvés, qu´il nous donne l´Esprit,
Pour être en lui une louange à la gloire du Père.
Paroles et musique : G. du Boullay
© 1984, Éditions de lEmmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris


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