Une femme parfaite, qui la trouvera ?
Elle est précieuse plus que les perles !
Son mari peut lui faire confiance :
il ne manquera pas de ressources.
Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine,
tous les jours de sa vie.
Elle sait choisir la laine et le lin,
et ses mains travaillent volontiers.
Elle tend la main vers la quenouille,
ses doigts dirigent le fuseau.
Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre,
elle tend la main au malheureux.
Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ;
seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange.
Célébrez-la pour les fruits de son travail :
et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange !
Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !
Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.
Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.
Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur,
vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.
Vous savez très bien que le jour du Seigneur
vient comme un voleur dans la nuit.
Quand les gens diront :
« Quelle paix ! quelle tranquillité ! »,
c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux,
comme les douleurs sur la femme enceinte :
ils ne pourront pas y échapper.
Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres,
ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.
En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ;
nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
Alors, ne restons pas endormis comme les autres,
mais soyons vigilants et restons sobres.
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« C’est comme un homme qui partait en voyage :
il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
À l’un il remit une somme de cinq talents,
à un autre deux talents,
au troisième un seul talent,
à chacun selon ses capacités.
Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents
s’en alla pour les faire valoir
et en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents
en gagna deux autres.
Mais celui qui n’en avait reçu qu’un
alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint
et il leur demanda des comptes.
Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,
présenta cinq autres talents
et dit :
‘Seigneur,
tu m’as confié cinq talents ;
voilà, j’en ai gagné cinq autres.’
Son maître lui déclara :
‘Très bien, serviteur bon et fidèle,
tu as été fidèle pour peu de choses,
je t’en confierai beaucoup ;
entre dans la joie de ton seigneur.’
Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi
et dit :
‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ;
voilà, j’en ai gagné deux autres.’
Son maître lui déclara :
‘Très bien, serviteur bon et fidèle,
tu as été fidèle pour peu de choses,
je t’en confierai beaucoup ;
entre dans la joie de ton seigneur.’
Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi
et dit :
‘Seigneur,
je savais que tu es un homme dur :
tu moissonnes là où tu n’as pas semé,
tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.
Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’
Son maître lui répliqua :
‘Serviteur mauvais et paresseux,
tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,
que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;
et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent
et donnez-le à celui qui en a dix.
À celui qui a, on donnera encore,
et il sera dans l’abondance ;
mais celui qui n’a rien
se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à ce serviteur bon à rien,
jetez-le dans les ténèbres extérieures ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »
Dans cette parabole des talents se retrouve en filigrane, à travers l’attitude et les paroles de celui qui n’a qu’un seul talent, le péché originel, qui est une suspicion envers Dieu. Dans le jardin de la Genèse il n’y avait pas que l’arbre de la connaissance du bien et du mal, mais tous les autres arbres, ainsi que l’arbre de la vie, librement accessible, qui aurait donné aux hommes d’échapper à la mort, et de vivre pour toujours en présence de Dieu. Mais l’homme s’est laissé gagner par le mensonge d’un Dieu dur qui ne voulait pas son bonheur. Il a préféré le fruit défendu qui, loin de lui apporter le bonheur, l’a rendu honteux de lui-même et l’a coupé de Dieu.
C’est cette même logique du péché originel qui habite le cœur de celui qui n’a reçu qu’un talent. Un seul talent lui paraît peu, parce qu’il est jaloux des autres, sans mesurer qu’un seul talent est déjà une somme fabuleuse, un peu plus de 4 M d’euros pour le traduire dans une valeur actuelle. Si Dieu ne lui a pas donné plus, nous dit le texte c’est en raison de ses capacités, pour ne pas lui imposer un fardeau au-delà de ses forces. Tout le discours sur la dureté de Dieu découle de son propre cœur et de sa suspicion. Et quelle pourrait être cette banque qui aurait fait produire des intérêts simplement en s’y rendant ? Pour un baptisé, le seul fait de prendre sa place dans l’Église, de s’associer à sa prière et de contribuer à sa vie par sa simple présence est déjà une manière de porter du fruit, de placer son talent avec des intérêts.
Ne soyons donc pas injuste envers Dieu qui est si bon envers nous. Sachons prendre notre place dans l’Eglise et mener avec sagesse notre vie chrétienne. Lorsqu’il nous demande de réussir notre vie, c’est encore qu’il nous aime. Le fruit sera aussi pour nous. Ce n’est pas un poids écrasant, c’est juste d’être heureux avec ce que nous sommes et d’en faire bon usage.
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