Frères,
vous êtes ressuscités avec le Christ,
recherchez les réalités d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut,
non à celles de la terre.
En effet, vous êtes passés par la mort,
et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie,
alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.
Faites donc mourir en vous
ce qui n’appartient qu’à la terre :
débauche, impureté, passion, désir mauvais,
et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.
Voilà ce qui provoque la colère de Dieu
contre ceux qui lui désobéissent,
voilà quelle était votre conduite autrefois
lorsque, vous aussi, vous viviez dans ces désordres.
Mais maintenant, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela :
colère, emportement, méchanceté, insultes,
propos grossiers sortis de votre bouche.
Plus de mensonge entre vous :
vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous
et de ses façons d’agir,
et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau
qui, pour se conformer à l’image de son Créateur,
se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.
Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis,
il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ;
mais il y a le Christ :
il est tout, et en tous.
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.
Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
En ce temps-là,
Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
« Heureux, vous les pauvres,
car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant,
car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent,
quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable,
à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,
car alors votre récompense est grande dans le ciel ;
c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,
car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant,
car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous
lorsque tous les hommes disent du bien de vous !
C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »
Les béatitudes vont à l’encontre de notre bon sens. Quel bonheur y a-t-il à être pauvre ? Notre bon sens nous dit naturellement qu’il vaut mieux être riche et avoir accès à de bons hôpitaux, de bons médecins et de bonnes écoles, plutôt que de vivre dans l’indigence. Pourtant, les paroles de Jésus sont pleines de sagesse. Elles nous révèlent le secret d’une vie heureuse. Il nous arrive de rencontrer des gens qui ont tout pour être heureux : la santé, l’argent et la réussite. Cependant, nous sentons qu’il leur manque l’essentiel. Il manque à leur vie un sens, une signification, un but. Jésus nous dit que nous sommes malheureux quand nous sommes repus de biens matériels, quand nos vies sont remplies de futilités parce que tout cela, c’est du vent. Nous consommons tout, de la nourriture, des images, des vidéos, des relations, croyant nous remplir mais cela ne nous comble pas. Au contraire, cela vide notre vie de signification et de sens. C’est pourquoi Jésus nous dit : « Heureux vous les pauvres ». Chaque fois que nous faisons l’expérience du manque, notre cœur devient capable de chercher le royaume des Cieux. Demandons aujourd’hui au Seigneur, la grâce de nous réjouir quand il nous manque quelque chose. Que ce soit pour nous l’occasion de nous ouvrir aux biens spirituels, qui sont les seuls capables de nous combler.
R. Jubilez, chantez, familiers du Seigneur,
Ses fidèles et bons serviteurs,
Habitez dans la maison du Père,
Entrez dans sa joie !
Bienheureux les invités de Dieu,
Vos noms sont dans les cieux.
1. Entonnez vos hymnes de fête,
Et que votre joie soit parfaite.
Dîtes à ceux qui craignent :
´Voyez, proche est son règne !´
2. Dans son temple, une eau purifiante,
Source vive, en vous jaillissante,
Comme un fleuve immense,
Ruisselle l´abondance.
3. Écoutez et prêtez l´oreille,
Entendez sa voix, ses merveilles,
Comme une onde pure,
S´écoule un doux murmure.
4. Parcourez, sans fin, son domaine,
Le Berger vous mène en ses plaines :
Les verts pâturages
Seront votre héritage.
5. Dans la paix, goûtez sa présence,
Reposez en toute confiance.
Car nul ne chancelle
À l´ombre de ses ailes.
6. Près de lui, Dieu garde le sage,
Dieu se donne à lui en partage.
La nuit son cœur veille,
Toujours Dieu le conseille.
7. Approchez, venez à sa table,
Recevez les biens véritables
Car le Maître appelle
À la vie éternelle.
8. Au festin des Noces Divines,
Vous boirez le fruit de la vigne.
Le raisin embaume,
Parfum doux du Royaume.
9. Que votre âme exulte sans cesse,
Que déborde votre allégresse
Car devant sa face,
Sans fin vous rendrez grâce.
Paroles et musique : Communauté de l’Emmanuel (I. Seguin)
© 2010, Éditions de lEmmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris
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