Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul
à Antioche de Pisidie,
presque toute la ville se rassembla
pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules,
ils s’enflammèrent de jalousie ;
ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :
« C’est à vous d’abord
qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.
Puisque vous la rejetez
et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,
eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :
J’ai fait de toi la lumière des nations
pour que, grâce à toi,
le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie
et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;
tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle
devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation
parmi les femmes de qualité adorant Dieu,
et parmi les notables de la cité ;
ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,
et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds
et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire,
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Puisque vous me connaissez,
vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez,
et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. »
Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu
a vu le Père.
Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ;
le Père qui demeure en moi
fait ses propres œuvres.
Croyez-moi :
je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom,
je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom,
moi, je le ferai. »
Après la question de Thomas, sur le Christ comme chemin vers le Père, vient celle de Philippe qui demande à Jésus de montrer le Père. Il y a une question philosophique derrière cette question : Comment voir l’invisible dans le visible, comment le créé peut-il accéder à l’incréé, comment l’homme peut-il rencontrer Dieu? Il y a une différence de nature entre nous et Dieu qui est irréductible. Si nous voyons Dieu, c’est que ce n’est pas Dieu puisqu’il est invisible. L’abîme semble infranchissable. Et pourtant il y a deux choses qui permettent de le surmonter. La première, c’est que nous avons été créés à l’image de Dieu. Donc tout homme porte déjà mystérieusement en lui quelque chose de Dieu, qui pourrait lui permettre de le connaître. Mais du fait du péché cette image est devenue déformée, illisible. La seconde chose qui comble l’abîme répond également à la défaillance de cette image de Dieu inscrite en l’homme. C’est Jésus, qui est la véritable image du Père, et en qui nous pouvons retrouver cette ressemblance à laquelle nous avons été faits. “Qui me voit, voit le Père” dit Jésus. Ainsi, regarder Jésus et le suivre provoque deux choses en nous. 1. Il nous fait connaître Dieu en recréant le contact avec lui, la possibilité de vivre de Lui. 2. Ce faisant il nous fait devenir vraiment nous même, en restaurant l’image en nous, en nous permettant de devenir ce que nous sommes déjà. C’est la double joie du Chrétien qui apparaît ici, être à Dieu, et s’accomplir pleinement soi-même. Prenons le temps d’adorer Jésus, de le regarder longuement, pour être restaurés à l’image de Dieu.
R. Maître, montre-nous le Père,
Maître, où est le chemin ?
Maître, montre-nous le Père,
Cela nous suffit.
Soliste :
1. Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie,
Qui me voit, voit le Père,
Et qui me connaît, connaît aussi le Père
Et déjà vous l´avez vu !
2. Depuis si longtemps que je suis avec vous,
Et vous ne croyez pas.
Je suis dans le Père et le Père est en moi ,
Qui me voit, voit le Père !
3. Les paroles que je dis viennent du Père,
Et le Père en moi demeure.
Je suis dans le Père et le Père est en moi.
Ayez foi en ses œuvres !
4. Qui croit en moi lui aussi accomplira
Ce que j´ai accompli.
Et vous ferez même de plus grandes œuvres,
Car je vais vers le Père !
5. Tout ce que vous demanderez en mon Nom,
Dieu vous le donnera.
Il vous enverra l´Esprit de Vérité,
Défenseur à jamais !
6. Si quelqu´un m´aime, il gardera ma Parole
Et mon Père l´aimera.
Chez lui, nous établirons notre demeure,
Je vous laisse ma paix !
Refrain final :
Maître, montre-nous le Père,
Maître, Tu es le chemin.
Maître, montre-nous le Père,
Cela nous suffit.
Paroles et musique : Communauté de l’Emmanuel (P. Scheide)
Harmonisation : Communauté de l’Emmanuel (M. Hagemann)
Titre original (DE) : Herr, zeige uns den Vater
© 1999, Gemeinschaft Emmanuel, Kolbergstraße 4-6, 84503 Altötting
© 2003, Éditions de lEmmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris

Chers amis,
Demain nous fêterons les 35 ans de la naissance de saint Carlo Acutis. À cette occasion, découvrez une sélection de 30 paroles de ce saint. Qu’elles soient pour vous des lumières sur votre chemin !
Bonne découverte !
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