Cherchez le bien et non le mal,
afin de vivre.
Ainsi le Seigneur, Dieu de l’univers, sera avec vous,
comme vous le déclarez.
Détestez le mal, aimez le bien,
faites régner le droit au tribunal ;
peut-être alors le Seigneur, Dieu de l’univers,
fera-t-il grâce à ce qui reste d’Israël.
Je déteste, je méprise vos fêtes,
je n’ai aucun goût pour vos assemblées.
Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes,
je ne les accueille pas ;
vos sacrifices de bêtes grasses,
je ne les regarde même pas.
Éloignez de moi le tapage de vos cantiques ;
que je n’entende pas la musique de vos harpes.
Mais que le droit jaillisse comme une source ;
la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais !
« Écoute, mon peuple, je parle ;
Israël, je te prends à témoin.
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
« Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.
Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
pas un bélier de tes enclos.
« Tout le gibier des forêts m’appartient
et le bétail des hauts pâturages.
Je connais tous les oiseaux des montagnes ;
les bêtes des champs sont à moi.
« Si j’ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m’appartiennent.
Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
« Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ? »
En ce temps-là,
comme Jésus arrivait sur l’autre rive,
dans le pays des Gadaréniens,
deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ;
ils étaient si agressifs
que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu’ils se mirent à crier :
« Que nous veux-tu, Fils de Dieu ?
Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus :
« Si tu nous expulses,
envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit :
« Allez. »
Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ;
et voilà que, du haut de la falaise,
tout le troupeau se précipita dans la mer,
et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite
et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela,
et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ;
et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent
de partir de leur territoire.
La fin de cet Evangile est décevante, “médiocre”, pourrait-on dire. Au lieu de se réjouir de la libération de cet homme, dont ils voient bien que Jésus en est la cause surnaturelle, les habitants le prient de partir. C’est que cette libération vient de leur faire perdre un troupeau entier de porc. C’est bien, mais ça coûte cher.
Au-delà du bon sens paysan, qui compte ses sous, il faut comprendre ce passage par rapport au contexte juif de l’époque. Si pour nous, qui avons été libéré par Jésus lui-même de tout interdit alimentaire, nous ne voyons rien a redire a la présence d’un troupeau de porc, en réalité dans le judaïsme de l’époque cela disait clairement le peu d’importance que les habitant de ce pays accordaient à la loi de Moïse. Et la conclusion est là. Ils préfèrent que Jésus s’en aille, et ils passent consciemment à côté des grâces qu’ils pourraient recevoir de sa présence. Il apparaît ici que la faiblesse de la foi vient de la négligence dans le respect de la loi. Négligence dans la loi, faiblesse dans la foi. C’est également ce qui pourrait nous arriver à force de nous relâcher dans nos pratiques chrétiennes. Le Christ nous a libérés du rigorisme moral, mais pas pour vivre une foi désincarnée, sans réalisations concrètes. Se fixer des règles de pratique, un rythme de prière, des temps de jeûne, des aumônes fixes, des engagements concrets et réguliers, bref, que cela nous coûte, tout cela nous garde dans la foi, et dans un attachement au Christ qui ne se paie pas de mots. Il y a un coût à payer qui est en réalité une libération de nos attachements désordonnés, et de notre tendance à la médiocrité. Demandons cette grâce de réévaluer nos engagements concrets et de nous y tenir pour ne pas passer à côté de la grâce du Christ.
R. Te voici désormais
Enfant du Père,
Temple de l’Esprit !
Baptisé dans le Christ,
Vêtu de sa lumière,
Entre dans la vie !
(Après le baptême)
1. Enseveli avec le Christ,
Avec lui, tu revivras !
Plonge dans l’éternité,
De la mort à la vie !
2. Dans l’eau vive, sois purifié,
Dieu remet tous tes péchés !
Goûte la joie véritable
De la vie dans le Christ !
(À l’onction d’huile
Et à la remise du vêtement blanc)
3. Par l’onction, reçois force et grâce,
Et sois prêtre, prophète et roi !
Revêts la beauté du Christ,
Sois marqué de son sceau !
(À la remise de la lumière)
4. Dans la nuit, dans l’obscurité,
Dieu te donne l’espérance.
Reçois la lumière du Christ,
Pour briller dans le monde !
(Après que le sacrement
De confirmation a été conféré)
5. Tu es membre du corps du Christ,
Pierre vivante de l’Église !
L’Esprit Saint habite en toi,
Son amour nous conduit !
6. Rendons gloire à Dieu, notre Père,
À son Fils, Jésus le Christ,
À l’Esprit de sainteté
Pour les siècles sans fin.
Paroles et musique : F. Ollivier

au mail quotidien Prier Aujourd'hui
l'application Prier Aujourd'hui