PRIER AVEC...

Le Sacré-Coeur (Paray-le-Monial) pour dimanche 27 mars 2022

Vivre le carême avec le Sanctuaire du Sacré-Coeur

4ème SEMAINE DE CARÊME

Dimanche


« Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs. Ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger ? Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu. Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit : Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ? Jésus dit : Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis ; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulurent. Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d’orge, après que tous eurent mangé. » (Jn 6, 4-13)


« Faites ceci en mémoire de moi. »
L’eucharistie comme mémorial.

« Marie gardait toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2, 19). La liturgie eucharistique, en nous replongeant par le temps liturgique dans les mystères de la vie du Christ, non seulement nous donne d’en faire mémoire, mais de les actualiser. Lorsque nous célébrons le Vendredi Saint, nous sommes avec Jésus au pied de la croix, lorsque nous célébrons Noël, nous sommes dans la crèche.

Sublimement, chaque consécration eucharistique nous replonge dans le mystère de la Cène et de la Passion : « Faites ceci comme mon mémorial » demande Jésus. Dans la tradition juive, ce mot a un sens fort : le soir de Pâques, le peuple juif qui se rassemble redit : « Aujourd’hui nous sommes libérés de l’esclavage des Égyptiens ». Cette libération passée s’actualise à chaque Pâque. Nous aussi, à chaque messe, lors de la consécration, le mystère de la Cène, de la passion et de la résurrection s’actualise. Nous pouvons aussi bien nous tenir avec les apôtres autour du Christ qui institue l’eucharistie qu’au pied de la croix. À la suite des disciples à Emmaüs, nous le reconnaissons à notre tour à la fraction du pain.

Il est bon en famille ou personnellement de pouvoir relire ou partager sur notre messe du dimanche. Quelle est la parole que je garde, le moment qui m’a touché ? Quelle personne ai-je pu rencontrer ? Nous oublions vite. Avec les plus jeunes, le mieux est de pouvoir le vivre dès le repas du midi ou lors d’un partage à la prière du soir.

Personnellement, je m’interroge : quel est le mystère de la vie de Jésus qui me parle le plus ? Avec Marie, j’en fais mémoire et je le garde dans mon cœur.