La première mission et la première joie de tout Chrétien, c’est peut-être découvrir l’appel le plus profond de Dieu en nous, cet appel à la vie, à la joie, au débordement de soi-même. Par cette prise de conscience d’être le bien aimé, l’attendu, je me fais missionnaire de ce chemin de vie que Dieu souhaite me faire vivre. En le choisissant, je suis missionnaire de cette joie première même au milieu des vicissitudes.
Le but de la mission c’est d’être disponible. Disponible pour les autres, dans les actes, là où je peux les aider. Mais aussi disponible intérieurement, là où je peux être uniquement présent physiquement ; les écouter et rejeter toutes mes angoisses, urgences ou autres choses. Ainsi, la notion de productivité s’évade peu à peu pour laisser à la place un peu plus d’humanité et de bienveillance envers ceux que je rencontre. C’est en cela que je peux réellement apprendre la culture des Angolais. Non seulement dans la langue, en apprenant le cokwe, mais aussi dans ma façon d’être, d’appeler les anciens « père » ou « mère », etc. En y ajoutant ma culture française, je peux rester naturel, souriant et bienveillant tout comme un vrai missionnaire.