PRIER AVEC...

pour samedi 28 septembre 2019

Programmation pou rle 28

Audience du mercredi 1 juin
Catéchèse du pape François sur la vieillesse
12. « Ne m’abandonne pas alors que décline ma vigueur »

Audience du mercredi 8 juin
Catéchèse du pape François sur la vieillesse
13. Nicodème. « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? » (Jn 3, 4)

Je Pars

Tendry

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SAINT BERNARD (1090-1153)

Saint Bernard nous fait méditer sur le Cœur de Jésus et développe particulièrement la dimension sponsale. Jésus est ce bien-aimé transpercé, avant même sa blessure physique, par son amour pour l’Église, sa bien-aimée. Il nous replonge dans une lecture mystique du cantique des cantiques et nous laisse cette belle prière :

« … Allons, mes frères, allons dans cet aimable Cœur pour n’en sortir jamais. Mon Dieu, si l’on ressent tant de consolation au seul souvenir de ce Sacré-Cœur, que sera-ce de L’aimer avec tendresse ? Que sera-ce d’y entrer et d’y demeurer toujours ?

Attirez-moi tout-à-fait dans votre Cœur, ô mon aimable Jésus ! Ouvrez-Le moi ce Cœur qui a pour moi tant d’attraits ; mais quoi ! Ce sein ouvert ne m’en ouvre-t-il pas l’entrée, et la plaie même de ce sacré Cœur ne m’invite-t-elle pas à y entrer ? Ainsi soit-il. »

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16ème jour : Marguerite-Marie missionnaire

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Découvrez aujourd’hui Sainte Catherine Labouré
Belle écoute !

Isaac

Les 2 jumeaux

Cette vidéo fait partie du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur »

Parcours : Héritiers du Sacré-Coeur

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Jour 20 – Questions et exercices

—- David—-

Ecoute ou sacrifice ?

  • « Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as ouvert les oreilles; tu ne demandes ni holocauste ni sacrifice pour le péché, alors j’ai dit: ‘Me voici, je viens pour faire ta volonté, mon Dieu’ » (Ps 40,7-9).
    • Suis-je capable de reprendre à mon compte, dans la prière, ces paroles de David ?
    • Quelles sont les peurs qui surgissent en moi quand je les prononce ?
    • Prendre un temps de silence face à Dieu pour s’offrir à sa volonté.

Liberté et rayonnement

  • « Tout Israël et Juda aimait David » (1 Sm 18,16). Je cherche à être aimé, c’est normal ! Pourtant souvent plus je fais des efforts dans ce sens et moins je parviens à mes fins. En examinant ce qui se passe dans mon entourage, ne puis-je pas arriver à cette conclusion que les personnes les plus aimées, les plus « populaires » sont en fait les plus libres ?

Liberté et prière

  • « David dansait de toute sa force devant le Seigneur » (2 Sm 6,14). Quelle est ma liberté devant le Seigneur ? Est-ce que lorsque je prie je me sens vraiment libre sous le regard d’un père qui m’aime ou bien ma prière est-elle « plombée » par le regard de ceux qui m’entourent ?

Se laisser construire par Dieu

  • « Ce n’est pas toi qui va me construire une maison, c’est moi qui vais t’en construire une ! » (2 Sm 7,5). Identifier les moments où je me précipite pour faire des choses pour Dieu au lieu de laisser Dieu faire son œuvre en moi. Evoquer un exemple précis dans ma vie où, clairement, il m’est apparu qu’une « bonne œuvre » que je voulais réaliser n’était en fait pas ce que le Seigneur désirait.

La force du repentir

  • Méditer le Ps 50 (51) en accompagnant David dans son repentir.

Suivre Jésus (Disciples du Cœur de Jésus)

Jour 3 : Rendre amour pour amour

 

Cette vidéo fait partie du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur »

Parcours : Héritiers du Sacré-Coeur

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Merci, Marie, d’avoir dit oui ! Hier ! Et aujourd’hui ! A chaque instant de ta vie ! A chaque instant de la vie de l’Eglise ! Jusqu’à la fin des temps, c’est ton oui, Marie, qui nous entraîne et nous conduit à la suite de Jésus, au service de nos frères et sœurs d’ici et d’ailleurs…

Louange du mercredi 27 avril

Louange du dimanche 8 mai

Jour 5 en audio

Retrouvez les grandes figures de l’histoire de l’Église au fil des siècles et leurs liens au Sacré-Cœur. Ce dernier est bien plus vaste que ce que nous en percevons : Il habite votre cœur et Il a habité le cœur de bien des Saints auparavant !

Retrouvez les grandes figures de l’histoire de l’Église au fil des siècles et leurs liens au Sacré-Cœur. Ce dernier est bien plus vaste que ce que nous en percevons : Il habite votre cœur et Il a habité le cœur de bien des Saints auparavant !

Catéchèse sur le discernement
2. Un exemple: Ignace de Loyola

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans la poursuite de notre réflexion sur le discernement, – en ce moment nous parlerons chaque mercredi du discernement spirituel -, et pour cela la référence à un témoignage concret peut nous être utile.

L’un des exemples les plus instructifs nous est offert par saint Ignace de Loyola, avec un épisode décisif de sa vie. Ignace se trouve en convalescence chez lui après avoir été blessé au combat à une jambe. Pour chasser l’ennui, il demande quelque chose à lire. Il aimait les récits de chevalerie, mais malheureusement, on ne trouve que des vies de saints à la maison. Il s’adapte un peu à contrecœur, mais au fil des lectures, il commence à découvrir un autre monde, un monde qui le conquiert et qui semble rivaliser avec celui des chevaliers. Il est fasciné par les figures de saint François et de saint Dominique et ressent le désir de les imiter. Mais le monde chevaleresque continue également d’exercer sa fascination sur lui. Et ainsi il ressent en lui cette alternance de pensées, celles de la chevalerie et celles des saints, qui semblent équivalentes.

Ignace, cependant, commence aussi à apercevoir des différences. Dans son Autobiographie – à la troisième personne – il écrit : « Penser aux choses du monde – et aux choses chevaleresques, cela se comprend – lui procurait beaucoup de plaisir, mais lorsque, par lassitude, il les abandonnait, il se sentait vide et déçu. En revanche, aller à Jérusalem pieds nus, ne se nourrir que des herbes, pratiquer toutes les austérités reconnues comme habituelles aux saints, étaient des pensées qui non seulement le consolaient pendant qu’il s’y arrêtait, mais même après qu’il les avait abandonnées le laissaient satisfait et plein de joie » (n. 8) ; lui laissaient une trace de joie.

Dans cette expérience, nous pouvons noter deux aspects en particulier. Le premier est le temps : c’est-à-dire les pensées du monde sont attrayantes au début, mais elles perdent ensuite leur éclat et laissent vides, mécontents, ils te laissent comme ça, une chose vide. Les pensées de Dieu, par contre, suscitent des résistances au début, – « Mais cette histoire ennuyeuse de saints, je ne vais pas la lire », mais lorsqu’elles sont acceptées, elles apportent une paix inconnue, qui dure aussi longtemps.

Voici donc l’autre aspect : le point d’arrivée des pensées. Au début, la situation ne semble pas si claire. Il y a un développement du discernement : par exemple nous comprenons ce qui est bon pour nous non pas de manière abstraite, générale, mais dans le parcours de notre vie. Dans les règles de discernement, fruit de cette expérience fondamentale, Ignace pose une prémisse importante, qui aide à comprendre un tel processus : « À l’égard des personnes qui vont de péché mortel en péché mortel, la conduite ordinaire du démon est de leur proposer des plaisirs apparents, les tranquilliser en leur assurant que tout va bien, occupant leur imagination de jouissances et de voluptés sensuelles, afin de les retenir et de les plonger davantage dans leurs vices et dans leurs péchés. Le bon esprit, au contraire, agit en elles d’une manière opposée : il aiguillonne et mord leur conscience, en leur faisant sentir les reproches de la raison. » (Exercices spirituels, 314) ; Mais ce n’est pas bien.

L’histoire qui précède celui qui discerne est indispensable car le discernement n’est pas une sorte d’oracle ou de fatalisme ou un objet de laboratoire, comme tirer au sort entre deux possibilités. Les grandes questions naissent lorsque nous avons déjà fait un bout de chemin dans la vie, et il faut revenir sur ce parcours pour comprendre ce que nous cherchons. Si l’on fait un bout de chemin dans la vie, là : « Mais pourquoi je marche dans cette direction, qu’est-ce que je cherche ? », et là on effectue le discernement. Ignace, lorsqu’il s’est retrouvé blessé dans la maison de son père, ne pensait pas du tout à Dieu ou à la manière de réformer sa propre vie, non. Il fait sa première expérience de Dieu en écoutant son propre cœur, qui lui montre un curieux renversement : des choses séduisantes à première vue le laissent déçu, et dans d’autres, moins brillantes, il ressent une paix qui dure dans le temps. Même nous vivons cette expérience, tant de fois nous commençons à penser une chose et nous restons là et puis nous sommes déçus. Au lieu de cela, nous faisons une œuvre de charité, nous faisons une bonne chose et nous ressentons quelque chose du bonheur, une bonne pensée te parvient, de la joie, c’est notre propre expérience. Lui, Ignace, fait sa première expérience de Dieu, en écoutant son propre cœur, qui lui montre un curieux renversement. C’est ce que nous devons apprendre : écouter son propre cœur : pour savoir ce qui se passe, quelle décision prendre, pour porter un jugement sur une situation, il faut écouter son propre cœur. Nous écoutons la télévision, la radio, le téléphone portable, nous sommes des maîtres de l’écoute, mais je te demande : sais-tu écouter ton cœur ? T’arrêtes-tu pour dire : « Mais comment va mon cœur ? Est-il satisfait, est-il triste, cherche-t-il quelque chose ?”. Pour prendre de bonnes décisions, il faut écouter son propre cœur.

C’est pourquoi Ignace suggère de lire les vies des saints, car elles montrent de manière narrative et compréhensible le style de Dieu dans la vie de personnes pas si différentes de nous parce que les saints étaient de chair et de sang comme nous. Leurs actions parlent aux nôtres et nous aident à en comprendre le sens.

Dans ce célèbre épisode des deux sentiments qu’éprouvait Ignace, l’un quand il lisait les choses des chevaliers et l’autre quand il lisait les vies des saints, nous pouvons reconnaître un autre aspect important du discernement, que nous avons déjà mentionné la dernière fois. Il y a un hasard apparent dans les événements de la vie : tout semble naître d’une banale mésaventure : il n’y avait pas de livres de chevaliers, seulement des vies de saints. Une mésaventure qui constitue néanmoins un possible tournant. Ce n’est qu’après un certain temps qu’Ignace s’en rend compte et à ce point y consacrera toute son attention. Écoutez bien : Dieu agit à travers des événements non programmés comme par hasard, mais par hasard cela m’est arrivé, par hasard j’ai rencontré cette personne, par hasard j’ai vu ce film, ce n’était pas prévu mais Dieu agit à travers des événements imprévisibles, et même dans les mésaventures :  » Mais je devais me promener et j’ai eu un problème aux pieds, je ne peux pas… « . Un contretemps : que te dit Dieu ? Qu’est-ce que la vie te dit là ? Nous l’avons vu aussi dans un passage de l’Évangile de Matthieu : un homme labourant un champ tombe accidentellement sur un trésor enfoui. Une situation totalement inattendue. Mais ce qui est important, c’est qu’il le reconnaît comme l’aubaine de sa vie et qu’il décide en conséquence : il vend tout et achète ce champ (cf. 13,44). Un conseil que je vous donne, soyez attentifs à l’inattendu. Celui qui dit : « mais ce hasard, je ne m’y attendais pas ». Là, c’est la vie qui vous parle, c’est le Seigneur qui vous parle, ou c’est le diable qui vous parle ? Quelqu’un. Mais il y a une chose à discerner, la façon dont je réagis aux choses inattendues. Mais j’étais si calme à la maison et ‘poum, poum’, la belle-mère arrive et comment réagis-tu avec la belle-mère ? Est-ce l’amour ou quelque chose d’autre à l’intérieur ? Et fais le discernement. Je travaillais bien dans le bureau et un camarade vient me dire qu’il a besoin d’argent et comment as-tu réagi ? Voir ce qui se passe lorsque nous vivons des choses auxquelles nous ne nous attendons pas et là, nous apprenons à connaître notre cœur comme il se meut.

Le discernement aide à reconnaître les signes par lesquels le Seigneur se fait rencontrer dans les situations imprévues, voire désagréables, comme cela fut pour Ignace la blessure à la jambe. De celles-ci peut naître une rencontre qui change la vie pour toujours comme le cas d’Ignace. Quelque chose peut surgir qui t’amène à être meilleur sur le chemin ou pire je ne sais pas, mais rester attentif et le plus beau fil conducteur est donné par les imprévus :  » comment est-ce que je me comporte face à cela ? « . Que le Seigneur nous aide à écouter notre cœur et à voir quand c’est Lui qui agit et quand ce n’est pas Lui et que c’est autre chose.


Je salue cordialement les pèlerins de langue française, particulièrement les fidèles venus du Sénégal avec Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Tambacounda.

Frères et sœurs, que notre prière quotidienne fasse de nous des contemplatifs dans l’action, des hommes et des femmes qui reconnaissent Dieu en toutes choses. Qu’elle affine l’oreille de notre cœur pour reconnaître la présence du Seigneur et pour découvrir peu à peu comment l’Esprit Saint nous conduit.

Que Dieu vous bénisse !


 

APPEL

Demain, nous célébrerons la fête de la Nativité de la Vierge Marie. Marie a fait l’expérience de la tendresse de Dieu en tant que fille, pleine de grâce, pour ensuite donner cette tendresse comme mère, à travers l’union à la mission de son Fils Jésus.

C’est pourquoi je veux aujourd’hui exprimer ma proximité à toutes les mères. De manière particulière aux mères qui ont des enfants souffrants : enfants malades, enfants marginalisés, enfants emprisonnés. Une prière spéciale pour les mères de jeunes détenus : afin que l’espérance ne se perde pas. Malheureusement, dans les prisons, il y a beaucoup de gens qui mettent fin à leurs jours, parfois même des jeunes. L’amour d’une mère peut les préserver de ce danger. Que la Vierge console toutes les mères affligées par la souffrance de leurs enfants.

Source : vatican.va
Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

SŒUR MARIE DU SACRE-CŒUR (1825-1903)
ET LA GARDE D’HONNEUR

Parmi les nombreuses œuvres apostoliques répandues par les laïcs au XXe siècle), les membres de la garde d’honneur fondée par sœur Marie du Sacré Cœur au XIXème siècle, sanctifie une heure de leur journée se tenant spirituellement avec Jean et Marie au pied de la croix. Cette prière des membres de la garde d’honneur nous aide à sanctifier notre vie quotidienne :

« Seigneur Jésus, présent au Tabernacle, je T’offre cette heure avec toutes mes actions, mes joies et mes peines, pour glorifier ton Cœur par ce témoignage d’amour et de réparation. Puisse cette offrande profiter à mes frères et sœurs et faire de moi un instrument de Ton dessein d’amour. Avec Toi, « pour eux, je me sanctifie, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés en vérité » (Jn 17,19). Cœur Sacré de Jésus que Ton règne vienne ! »

 

 

RELECTURE DU VOYAGE APOSTOLIQUE A BAHREÏN
Audience générale

Mercredi 9 novembre 2022

 

Chers frères et sœurs, bienvenus et bonjour !

Avant de parler de ce que j’ai préparé, je voudrais attirer l’attention sur ces deux jeunes gens qui sont venus ici. Ils n’ont pas demandé la permission, ils n’ont pas dit : « Ah, j’ai peur » : ils sont venus directement. C’est ainsi que nous devons être avec Dieu : directement. Ils nous ont donné un exemple de la manière dont nous devons être avec Dieu, avec le Seigneur : aller de l’avant ! Lui, il nous attend toujours. Cela m’a fait du bien de voir la confiance de ces deux enfants : c’est un exemple pour nous tous. C’est ainsi que nous devons toujours nous approcher du Seigneur : avec liberté. Merci.

Il y a trois jours, je suis rentré de mon voyage au Royaume de Bahreïn, que je ne connaissais pas, vraiment : je ne savais pas bien comment était, ce royaume. Je tiens à remercier tous ceux qui ont accompagné cette visite avec le soutien de la prière, et renouveler ma gratitude à Sa Majesté le Roi, aux autres Autorités, à l’Eglise locale et à la population pour leur accueil chaleureux. Et aussi, je veux remercier les organisateurs des voyages : pour effectuer ce voyage, il y a beaucoup de gens qui se déplacent, la Secrétairerie d’État travaille tant pour préparer les discours, pour préparer la logistique, tout, beaucoup de gens sont mobilisés… ensuite, les traducteurs… et puis, le Corps de la Gendarmerie, le Corps de la Garde suisse, qui sont très braves. C’est un travail énorme ! Tous, tous, je voudrais vous remercier publiquement pour tout ce que vous faites pour qu’un voyage du Pape se passe bien. Merci.

La question se pose spontanément : pourquoi le pape a-t-il voulu visiter ce petit pays à très forte majorité musulmane ? Il existe de nombreux pays chrétiens : pourquoi ne pas aller d’abord dans l’un ou l’autre ? Je voudrais répondre à travers trois mots : dialogue, rencontre et marche.

Dialogue : l’occasion de ce voyage désiré depuis longtemps a été offerte par l’invitation du Roi à un Forum sur le dialogue entre Orient et Occident. Un dialogue qui sert à découvrir la richesse de ceux qui appartiennent à d’autres peuples, d’autres traditions, d’autres croyances. Bahreïn, un archipel composé de nombreuses îles, nous a permis de comprendre qu’il ne faut pas vivre dans l’isolement, mais en se rapprochant. Au Bahreïn, qui sont des îles, ils se sont rapprochés, ils se sont effleurés. La cause de la paix l’exige, et le dialogue est « l’oxygène de la paix ». N’oubliez pas ceci : le dialogue est l’oxygène de la paix. Même dans la paix domestique. Si une guerre y a été livrée, entre le mari et la femme, alors avec le dialogue on poursuit avec la paix. Dans la famille, il faut également dialoguer : dialoguer, car avec le dialogue on peut maintenir la paix. Il y a près de soixante ans, le Concile Vatican II, parlant de la construction de l’édifice de la paix, affirmait que « cette œuvre exige que [les hommes] ouvrent leur intelligence et leur cœur au-delà des frontières de leur propre pays, qu’ils renoncent à l’égoïsme national et au désir de dominer les autres nations, et qu’ils entretiennent un profond respect envers toute l’humanité, qui s’avance avec tant de difficultés vers une plus grande unité.  » (Gaudium et spes, 82). Au Bahreïn, j’ai ressenti ce besoin et j’ai souhaité que, dans le monde entier, les leaders religieux et civils sachent regarder au-delà de leurs propres frontières, de leurs propres communautés, pour prendre soin de l’ensemble. C’est la seule façon d’aborder certains problèmes universels, comme par exemple l’oubli de Dieu, la tragédie de la faim, le soin de la création, la paix. Ensemble, on pense cela. Dans ce sens, le Forum de dialogue, intitulé “Orient et Occident pour la coexistence humaine”, a exhorté à choisir la voie de la rencontre et à rejeter celle de la confrontation. Combien nous en avons besoin ! Combien avons-nous besoin de nous rencontrer ! Je pense à la guerre folle – folle ! – dont est victime l’Ukraine martyrisée, et à tant d’autres conflits, qui ne seront jamais résolus par la logique puérile des armes, mais seulement par la force douce du dialogue. Mais au-delà de l’Ukraine, qui est martyrisée, pensons aux guerres qui durent depuis des années, pensons à la Syrie – plus de 10 ans ! – Pensons par exemple à la Syrie, pensons aux enfants du Yémen, pensons au Myanmar : partout ! Maintenant, plus proche est l’Ukraine, que font les guerres ? Ils détruisent, ils détruisent l’humanité, ils détruisent tout. Les conflits ne doivent pas être résolus par la guerre.

Mais il ne peut y avoir de dialogue sans – deuxième mot – rencontre. Au Bahreïn, nous nous sommes rencontrés, et plusieurs fois j’ai entendu le souhait qu’entre chrétiens et musulmans, il y ait plus de rencontres, qu’il y ait des relations plus fortes, que chacun prenne l’autre plus à cœur. Au Bahreïn – comme c’est la coutume en Orient – les gens portent la main à leur cœur lorsqu’ils saluent quelqu’un. Je l’ai fait aussi, pour faire de la place en moi pour ceux que j’ai rencontrés. Car, sans accueil, le dialogue reste vide, apparent, il reste une question d’idées et non de réalité. Parmi les nombreuses rencontres, je repense à celle avec mon cher frère, le Grand Imam d’Al-Azhar – cher frère ! et à celle avec les jeunes de l’Ecole du Sacré-Cœur, des étudiants qui nous ont donné une grande leçon : ils étudient ensemble, chrétiens et musulmans. En tant que jeunes, en tant qu’enfants, il faut apprendre à se connaître, afin que la rencontre fraternelle prévienne les divisions idéologiques. Et ici, je veux remercier l’Ecole du Sacré-Cœur, remercier Sœur Rosalyn qui a si bien dirigé cette école, et les enfants qui ont participé avec des discours, des prières, des danses, des chants : je m’en souviens bien ! Merci beaucoup. Mais les anciens ont également offert un témoignage de sagesse fraternelle : je repense à la rencontre avec le Conseil Musulman des Anciens, une organisation internationale fondée il y a quelques années, qui promeut les bonnes relations entre les communautés islamiques, sur la base du respect, de la modération et de la paix, en s’opposant au fondamentalisme et à la violence.

Ainsi nous allons vers le troisième mot : marche. Le voyage au Bahreïn ne doit pas être considéré comme un épisode isolé, il fait partie d’un parcours, inauguré par Saint Jean Paul II lorsqu’il s’est rendu au Maroc. Ainsi, la première visite d’un Pape au Bahreïn a représenté une nouvelle étape dans la marche entre les croyants chrétiens et musulmans : non pas pour confondre ou édulcorer la foi, non, le dialogue n’édulcore pas ; mais pour construire des alliances fraternelles au nom du Père Abraham, qui était un pèlerin sur terre sous le regard miséricordieux du Dieu unique du Ciel, Dieu de la paix. C’est pourquoi la devise du voyage était : « Paix sur terre aux hommes de bonne volonté ». Et pourquoi je dis que le dialogue n’édulcore pas ? Parce que pour dialoguer, il faut avoir sa propre identité, on doit partir de sa propre identité. Si tu n’as pas d’identité, tu ne peux pas dialoguer, car tu ne comprends même pas ce que tu es. Pour que le dialogue soit bon, on doit toujours partir de sa propre identité, être conscient de sa propre identité, et c’est ainsi qu’on peut dialoguer.

Dialogue, rencontre et marche au Bahreïn ont également eu lieu entre chrétiens : par exemple, la première rencontre, en effet, a été œcuménique, de prière pour la paix, avec le cher patriarche et frère Bartholomée et avec des frères et sœurs de diverses confessions et rites. Elle a eu lieu dans la Cathédrale, dédiée à Notre-Dame d’Arabie, dont la structure évoque une tente, celle dans laquelle, selon la Bible, Dieu rencontrait Moïse dans le désert, tout au long de la marche. Les frères et sœurs dans la foi, que j’ai rencontrés au Bahreïn, vivent vraiment « en marche » : ce sont pour la plupart des travailleurs migrants qui, loin de chez eux, trouvent leurs racines dans le peuple de Dieu et leur famille dans la grande famille de l’Église. C’est merveilleux de voir ces migrants, Philippins, Indiens et autres, chrétiens, se rassembler et se soutenir mutuellement dans la foi. Et ceux-ci avancent avec joie, dans la certitude que l’espérance de Dieu ne déçoit pas (cf. Rm 5,5). En rencontrant les Pasteurs, les consacrés, les agents pastoraux et, lors de la Messe festive et émouvante célébrée dans le stade, tant de fidèles, venus aussi d’autres pays du Golfe, je leur ai apporté l’affection de toute l’Église. Le voyage a consisté en cela.

Et aujourd’hui, je voudrais vous transmettre leur joie authentique, simple et belle. En nous rencontrant et en priant ensemble, nous avons senti que nous étions un seul cœur et une seule âme. En pensant à leur marche, à leur expérience quotidienne du dialogue, sentons-nous tous appelés à dilater les horizons : s’il vous plaît, des cœurs ouverts, pas des cœurs fermés, durs. Ouvrez les cœurs, parce que nous sommes tous frères et pour que cette fraternité humaine aille plus loin. Élargir nos horizons, ouvrir, élargir les champs d’intérêt et se dédier à la connaissance des autres. Si tu te dédies à la connaissance des autres, tu ne seras jamais menacé. Mais si tu as peur des autres, tu seras toi-même une menace pour eux. Car le chemin de la fraternité et de la paix a besoin de tous et de chacun pour se poursuivre. Je donne la main, mais si de l’autre côté il n’y a pas une autre main, cela ne sert à rien. Que la Vierge nous aide dans cette démarche ! Merci !

Source : vatican.va
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Catéchèse sur le discernement – 9. La consolation

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous poursuivons les catéchèses sur le discernement de l’esprit : comment discerner ce qui se passe dans notre cœur, dans notre âme. Et après avoir considéré quelques aspects de la désolation – cette nuit obscure de l’âme – parlons aujourd’hui de la consolation, qui serait la lumière de l’âme, et qui est un autre élément important pour le discernement, et à ne pas prendre pour acquis, car elle peut prêter à équivoque. Nous devons comprendre ce qu’est la consolation, tout comme nous avons essayé de bien comprendre ce qu’est la désolation.

Qu’est-ce que la consolation spirituelle ? C’est une expérience profonde de joie intérieure, qui permet de voir la présence de Dieu en toutes choses ; elle renforce la foi et l’espérance, ainsi que la capacité à faire le bien. La personne qui fait l’expérience de la consolation ne se résigne pas face aux difficultés, car elle éprouve une paix plus forte que l’épreuve. Il s’agit donc d’un grand don pour la vie spirituelle et pour la vie dans son ensemble. Et vivre cette joie intérieure.

La consolation est un mouvement intime qui touche au plus profond de nous-mêmes. Elle n’est pas ostentatoire, mais douce, délicate, comme une goutte d’eau sur une éponge (cf. saint Ignace de L., Exercices spirituels, 335) : la personne se sent enveloppée par la présence de Dieu, d’une manière toujours respectueuse de sa propre liberté. Ce n’est jamais quelque chose de discordant, qui cherche à forcer notre volonté, ce n’est pas non plus une euphorie passagère : au contraire, comme nous l’avons vu, même la douleur – par exemple pour ses péchés – peut devenir un motif de consolation.

Pensons à l’expérience de saint Augustin lorsqu’il parle avec sa mère Monique de la beauté de la vie éternelle ; ou à la joie parfaite de saint François – qui était par ailleurs associée à des situations très difficiles à supporter – ; et pensons à tant de saints et de saintes qui ont été capables de faire de grandes choses, non pas parce qu’ils se considéraient bons et capables, mais parce qu’ils ont été conquis par la douceur apaisante de l’amour de Dieu. C’est la paix que saint Ignace observait en lui avec émerveillement quand il lisait la vie des saints. Être consolé, c’est être en paix avec Dieu, c’est sentir que tout est bien en ordre dans la paix, que tout est harmonieux en nous. C’est la paix qu’Edith Stein a éprouvée après sa conversion ; un an après avoir reçu le baptême, elle écrit – c’est ce que dit Edith Stein : « En même temps que je m’abandonne à ce sentiment, peu à peu une nouvelle vie commence à me combler et – sans aucune tension de ma volonté – à me pousser vers de nouvelles réalisations. Cet afflux de vie semble jaillir d’une activité et d’une force qui n’est pas la mienne et qui, sans faire violence à la mienne, se révèle active en moi. » (Psicologia e scienze dello spirito, Città Nuova, 1996, 116). Autrement dit, la paix véritable est une paix qui fait éclore des bons sentiments en nous.

La consolation concerne avant tout l’espérance, elle est orientée vers l’avenir, elle met sur le chemin, elle permet de prendre des initiatives qui jusqu’alors avaient toujours été reportées, ou même pas envisagées, comme le baptême d’Edith Stein.

La consolation est une telle paix, mais pas pour rester là assis à en profiter, non, elle te donne la paix et t’attire vers le Seigneur et te met sur le chemin pour faire des choses, pour faire de bonnes choses. Dans les moments de consolation, lorsque nous sommes consolés, nous avons le désir de faire de bonnes choses, toujours. Au contraire, lorsqu’il y a un temps de désolation, nous avons envie de nous refermer sur nous-mêmes et de ne rien faire. La consolation vous pousse en avant, au service des autres, de la société, des gens. La consolation spirituelle ne peut pas être « pilotée » – tu ne peux pas dire maintenant que vienne la consolation, non, elle ne peut pas être pilotée – elle ne peut pas être programmée à volonté, c’est un don du Saint-Esprit : elle permet une familiarité avec Dieu qui semble annuler les distances. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, visitant la basilique Sainte Croix de Jérusalem à Rome à l’âge de quatorze ans, cherche à toucher le clou qui y est vénéré, un de ceux avec lesquels Jésus a été crucifié. Thérèse ressent cette audace de sa part comme un transport d’amour et de confiance. Et puis elle écrit : « J’ai vraiment été trop audacieuse. Mais le Seigneur voit le fond des cœurs, il sait que mon intention était pure […]. Je me comportais avec lui comme un enfant qui se croit tout permis et considère les trésors du Père comme les siens » (Manuscrit autobiographique, 183). La consolation est spontanée, elle te porte à tout faire spontanément, comme si tu étais un enfant. Les enfants sont spontanés, et la consolation vous amène à être spontané avec une douceur, avec une très grande paix. Une jeune fille de quatorze ans nous donne une splendide description de la consolation spirituelle : on ressent un sentiment de tendresse envers Dieu, qui rend audacieux le désir de participer à sa propre vie, de faire ce qui lui est agréable, parce qu’on se sent familier avec Lui, on sent que sa maison est notre maison, on se sent accueilli, aimé, restauré. Avec cette consolation, on ne peut capituler devant les difficultés : en effet, avec la même audace, Thérèse demandera au Pape la permission d’entrer au Carmel, même si elle est trop jeune, et elle sera exaucée. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que la consolation nous rend audacieux : lorsque nous sommes dans un moment de ténèbres, de désolation, et que nous pensons : « Cela, je ne suis pas capable de le faire ». La désolation te déprime, elle te fait voir tout sombre : « Non, je ne peux pas le faire, je ne le ferai pas ». Au contraire, dans les moments de consolation, tu vois les mêmes choses d’une manière différente et tu dis : « Non, je vais aller de l’avant, je vais le faire ». « Mais tu es sûr ? » « Je sens la force de Dieu et je vais de l’avant ». Et donc, la consolation te pousse à aller de l’avant et à faire des choses qu’en temps de désolation tu ne serais pas capable de faire ; elle te pousse à faire le premier pas. C’est la beauté de la consolation.

Mais soyons prudents. Nous devons bien distinguer entre la consolation qui vient de Dieu des fausses consolations. Dans la vie spirituelle, il se passe quelque chose de semblable à ce qui se passe dans les productions humaines : il y a des originaux et des imitations. Si la consolation authentique est comme une goutte sur une éponge, elle est douce et intime, ses imitations sont plus bruyantes et plus ostentatoires, elles sont du pur enthousiasme, elles sont des feux de paille, sans consistance, elles conduisent au repli sur soi, et au désintérêt pour les autres. La fausse consolation finit par nous laisser vides, loin du centre de notre existence. Par conséquent, lorsque nous nous sentons heureux, en paix, nous sommes capables de tout faire. Mais ne pas confondre cette paix avec un enthousiasme passager, car l’enthousiasme est là aujourd’hui, puis il retombe et disparaît.

C’est pourquoi il faut faire preuve de discernement, même quand on se sent consolé. Car la fausse consolation peut devenir un danger si nous la recherchons comme une fin en soi, de manière obsessive, et que nous en oublions le Seigneur. Comme dirait saint Bernard, on cherche les consolations de Dieu et on ne cherche pas le Dieu des consolations. Nous devons chercher le Seigneur, et le Seigneur, par sa présence, nous console, et nous pousse à continuer. Et ne pas chercher Dieu pour qu’il nous apporte des consolations, avec cette insinuation, non, cela ne va pas, nous ne devons pas être à la recherche de cela. C’est la dynamique de l’enfant dont nous avons parlé la dernière fois, qui cherche ses parents uniquement pour obtenir des choses d’eux, mais pas pour eux-mêmes : il procède par intérêt. « Papa, maman » Et les enfants savent faire ça, ils savent jouer, et quand la famille est divisée, et qu’ils ont cette habitude de chercher ici et là, ce n’est pas bon, ce n’est pas de la consolation, c’est de l’intérêt. Nous aussi, nous courons le risque de vivre notre relation avec Dieu de manière infantile, en cherchant notre propre intérêt, en essayant de réduire Dieu à un objet pour notre propre usage et notre consommation, en oubliant le plus beau don qui est Dieu Lui-même. Nous poursuivons ainsi notre vie, qui se passe entre les consolations de Dieu et les désolations du péché du monde, mais en sachant distinguer quand c’est une consolation de Dieu, qui te donne la paix jusqu’au fond de l’âme, de quand il s’agit d’un enthousiasme passager qui n’est pas mauvais, mais qui n’est pas la consolation de Dieu.

Source : vatican.va
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Une série de 26 enseignements sur saint Claude « le véritable ami… »
par le Père Antoine Bergeret, ancien chapelain et spécialiste de saint
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