PRIER AVEC...

pour jeudi 20 juin 2019

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Catéchèse sur la vieillesse
16. “Je pars vous préparer une place” (cf. Jn 14, 2).
La vieillesse, temps orienté vers l’accomplissement.

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous en sommes aux dernières catéchèses consacrées à la vieillesse. Aujourd’hui, nous entrons dans l’intimité émouvante de l’adieu de Jésus aux siens, amplement rapporté dans l’Évangile de Jean. Le discours d’adieu commence par des paroles de consolation et de promesse : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé » (14,1) ; « Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (14,3). Ce sont de belles paroles, celles du Seigneur.

Plus tôt, Jésus avait dit à Pierre : « tu me suivras plus tard » (13,36), lui rappelant le passage à travers la fragilité de sa foi. Le temps de vie qui reste aux disciples sera, inévitablement, un passage à travers la fragilité du témoignage et à travers les défis de la fraternité. Mais ce sera aussi un passage à travers les enthousiasmantes bénédictions de la foi : « Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes » (14,12). Pensez à quelle promesse cela représente ! Je ne sais pas si nous y pensons au fond, si nous y croyons pleinement ! Je ne sais pas, parfois je pense que non…

La vieillesse est le moment propice pour le témoignage émouvant et joyeux de cette attente. Le vieil homme et la vieille femme attendent, ils attendent un rendez-vous. Dans la vieillesse, les œuvres de la foi, qui nous rapprochent, nous et les autres, du royaume de Dieu, sont désormais hors de portée des énergies, des paroles et des élans de la jeunesse et de la maturité. Mais ainsi ils rendent encore plus transparente la promesse de la vraie destination de la vie. Et quelle est la vraie destination de la vie ? Une place à table avec Dieu, dans le monde de Dieu. Il serait intéressant de voir s’il existe quelque référence spécifique dans les églises locales, destinée à revitaliser ce ministère spécial de l’attente du Seigneur- c’est un ministère, le ministère de l’attente du Seigneur -encourageant les charismes individuels et les qualités communautaires de la personne âgée.

Une vieillesse qui se consume dans l’avilissement des occasions manquées conduit à l’avilissement pour soi et pour tous. Au contraire, la vieillesse vécue avec douceur et vécue avec le respect pour la vie réelle dissipe définitivement l’équivoque d’une puissance qui doit se suffire à elle-même et à son propre succès. Il dissipe même l’équivoque d’une Église qui s’adapte à la condition mondaine, pensant ainsi gouverner définitivement sa perfection et son accomplissement. Lorsque nous nous libérons de cette présomption, le temps du vieillissement que Dieu nous accorde est déjà en soi une de ces œuvres « plus grandes » dont parle Jésus. En effet, c’est une œuvre qu’il n’a pas été donné à Jésus d’accomplir : sa mort, sa résurrection et son ascension au ciel l’ont rendue possible pour nous ! Rappelons-nous que « le temps est supérieur à l’espace ». C’est la loi de l’initiation. Notre vie n’est pas faite pour se renfermer sur elle-même, visant une perfection terrestre imaginaire : elle est destinée à aller au-delà, à travers le passage de la mort- parce que la mort est un passage. En effet, notre lieu de stabilité, notre point d’arrivée n’est pas ici, c’est auprès du Seigneur, là où Il demeure pour toujours.

Ici, sur terre, commence le processus de notre « noviciat » : nous sommes des apprentis de la vie qui – au milieu de mille difficultés – apprennent à apprécier le don de Dieu, en assumant la responsabilité de le partager et de le faire fructifier pour tous. Le temps de la vie sur terre est la grâce de ce passage. L’idée d’arrêter le temps – vouloir l’éternelle jeunesse, le bien-être sans limite, le pouvoir absolu – n’est pas seulement impossible, cela relève du délire.

Notre existence sur terre est le temps de l’initiation à la vie : c’est la vie, mais qui te conduit à une vie plus complète, l’initiation à une vie plus complète ; une vie qui ne trouve son accomplissement qu’en Dieu seul. Nous sommes imparfaits dès le début et nous restons imparfaits jusqu’à la fin. Dans l’accomplissement de la promesse de Dieu, la relation est inversée : l’espace de Dieu, que Jésus nous prépare avec tous les soins, est supérieur au temps de notre vie mortelle. Ici : la vieillesse rapproche l’espérance de cet accomplissement. La vieillesse connaît définitivement le sens du temps et les limites du lieu dans lequel nous vivons notre initiation. La vieillesse est sage à ce titre : les vieux sont sages pour cela. C’est pourquoi elle est crédible lorsqu’elle nous invite à nous réjouir du temps qui passe : ce n’est pas une menace, c’est une promesse. La vieillesse est noble, elle n’a pas besoin de maquillage pour montrer sa noblesse. Peut-être le maquillage vient-il lorsque la noblesse fait défaut. La vieillesse est crédible quand elle invite à se réjouir du temps qui passe : mais le temps passe… Oui, mais ce n’est pas une menace, c’est une promesse. La vieillesse, qui retrouve la profondeur du regard de la foi, n’est pas conservatrice par nature, comme on dit ! Le monde de Dieu est un espace infini, sur lequel le passage du temps n’a plus aucun poids. Et précisément lors de la dernière Cène, Jésus se projette vers ce but, lorsqu’il a dit à ses disciples : « Désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père » (Mt 26, 29). Il est allé plus loin. Dans notre prédication, le Paradis est souvent, à juste titre, plein de félicité, de lumière, d’amour. Peut-être manque-t-il un peu de vie. Jésus, dans les paraboles, parlait du royaume de Dieu en y mettant plus de vie. Ne sommes-nous plus capables de le faire, nous ? La vie qui se poursuit …

Chers frères et sœurs, la vieillesse, vécue dans l’attente du Seigneur, peut devenir l’“apologie” accomplie de la foi, qui rend raison, à tous, de notre espérance pour tous (cf. 1 3, 15). Car la vieillesse rend transparente la promesse de Jésus, en se projetant vers la Cité Sainte dont parle le livre de l’Apocalypse (chap. 21-22). La vieillesse est le moment de l’existence le plus apte à transmettre la joyeuse nouvelle que la vie est une initiation pour un accomplissement définitif. Les vieux sont une promesse, un témoignage de la promesse. Et le meilleur est encore à venir. Le meilleur est encore à venir : cela ressemble au message du vieil homme croyant, au message de la vieille femme croyante, le meilleur est encore à venir. Que Dieu nous accorde à tous une vieillesse capable de cela ! Merci.

DEPUIS INNOCENT XII (1691-1700)

Les papes ont favorisé la dévotion au Cœur de Jésus, développant chacun un aspect du mystère de ce Cœur insondable. Terminons ce parcours en citant une prière du pape Benoit XV qui canonisa sainte Marguerite-Marie en 1920 :

« Ô Cœur très saint de Jésus ! Ô source de tout bien ! Je vous adore, je vous aime et, me repentant vivement de mes fautes, je vous présente mon pauvre cœur. Rendez-le humble, patient, pur et en tout conforme à vos désirs. Faites, Ô bon Jésus, que je vive en vous et pour vous. Protégez-moi dans les périls ; consolez-moi dans les afflictions ; accordez-moi la santé du corps, du secours dans mes nécessités temporelles, votre bénédiction dans toutes mes œuvres et la grâce d’une sainte mort. Amen ! »

 

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Jour 7 – Lire la parole de Dieu

—- Abraham —-

Nous vous proposons aujourd’hui de prendre le temps de relire le chapitre 12 et le chapitre 22 de la Genèse. Si vous n’avez pas de Bible avec vous, cliquez sur ce lien 👇

 

Moïse

« La loi »

Cette vidéo fait partie du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur »

Parcours : Héritiers du Sacré-Coeur

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Cœur de Jésus, mystère du verbe incarné

Le cœur de Marie, disciple du Cœur de Jésus

 

 

Cette vidéo fait partie du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur »

Parcours : Héritiers du Sacré-Coeur

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L’Eglise nous invite, ce vendredi 18 février, à fêter Sainte Bernadette, c’est pourquoi nous allons nous rendre à Nevers où Bernadette, devenue Sœur marie-Bernard, vécut toute sa vie comme religieuse. Son corps, retrouvé intact dans son tombeau, est désormais proposé à la vénération des pèlerins.

« Alors il ne faut pas être triste, ni inquiet : le Seigneur nous apporte toute sa force ! Mais il faut vraiment, [tous ensemble], prier et demander au Seigneur ses forces pour l’époque qui vient parce que vraiment, c’est une époque effrayante. Et alors en plus, vous devez aussi, dans votre oraison, prier le Seigneur, prier, pour toutes les âmes qui se perdent. Déjà à Lourdes, Marie disait à Bernadette : « Pénitence, pénitence. Priez pour les pécheurs. » (…)  Et il ne faut pas que vous admettiez [les choses, que vous vous accoutumiez] en disant : « [Bof…] Toutes les nuits, il y a des orgies, des choses épouvantables qui se passent [et alors ? Ce n’est pas mon problème !] » et que vous acceptiez ça !…[Au contraire] il faut que vous disiez : « Seigneur, vraiment, je t’en prie, sauve ces âmes. » Et si vous priez sans arrêt, vous arriverez à aider. Il faut vraiment qu’ensemble nous luttions pour ça, qu’on se mobilise. » (Pierre Goursat. Mai 1981)

« Le parfait ami… » vie de St Claude

Episode 17 : Témoignage du père John Wall

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Dans le cadre du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur », le père Benoit Guédas nous propose une série de 8 vidéos pour approfondir la prière.

Retrouvez les enseignements du parcours :

Parcours »Héritiers du Sacré-Coeur »

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Retrouvez les grandes figures de l’histoire de l’Église au fil des siècles et leurs liens au Sacré-Cœur. Ce dernier est bien plus vaste que ce que nous en percevons : Il habite votre cœur et Il a habité le cœur de bien des Saints auparavant !

Louange du dimanche 5 juin

Retrouvez les grandes figures de l’histoire de l’Église au fil des siècles et leurs liens au Sacré-Cœur. Ce dernier est bien plus vaste que ce que nous en percevons : Il habite votre cœur et Il a habité le cœur de bien des Saints auparavant !

Méditation : Un missionnaire amoureux ?

 

On est missionnaire de la même manière qu’on est amoureux, par un heureux débordement ! Débordement d’une amitié heureuse avec Jésus dont le trop plein est appelé à se déverser avec douceur sur ceux qui nous entourent. Comment ? En vivant nous-mêmes de cette amitié et par ce débordement joyeux qui caractérisent les amoureux, nous donnons le goût de vivre cette relation intime et amicale qui est capable de répondre à la question existentielle que toute personne se pose : « Qui saura m’aimer véritablement pour ce que je suis ? »

Le P Eloi Leclerc, en termes simples, évoque bien cette évangélisation par l’amitié :

« Le Seigneur nous a envoyés évangéliser les hommes. Mais as-tu déjà réfléchi à ce que c’est qu’évangéliser les hommes ? Évangéliser un homme, vois-tu, c’est lui dire : « Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus ». Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme de telle manière qu’il sente et découvre qu’il y a en lui quelque chose de sauvé, quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu’il pensait, et qu’il s’éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C’est cela, lui annoncer la Bonne Nouvelle. Tu ne peux le faire qu’en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, désintéressée, sans condescendance, faite de confiance et d’estime profondes.  »

Eloi Leclerc, Sagesse d’un pauvre, Desclée de Brouwer, Paris, 1991, p. 138-139

Méditation :

Le Verbe se fait chair et nous le contemplons enfant : “infans”, en latin, ce qui signifie littéralement « celui qui ne parle pas ». La Parole ne sait pas parler.

Ce silence de Dieu nous invite à la contemplation, à l’admiration, à l’adoration comme le feront les Rois Mages, les bergers. A contempler cette humilité de Dieu qui vient sans bruit pour que nous n’ayons pas peur de nous approcher de lui. Notre réponse pourrait être elle aussi de silence  comme le proposait Sainte mère Teresa de Calcutta « Le fruit du silence est la prière. Le fruit de la prière est la foi. Le fruit de la foi est l’amour. Le fruit de l’amour est le service. Et le fruit du service est la paix. »

 

Joyeux Noël !

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9ème jour : le bosquet des noisetiers

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Chers amis,

Bienvenus dans ce parcours de l’Avent avec Découvrir Dieu et Dominique Janthial.

Cette formation invite à un parcours biblique à travers la rencontre de sept grandes figures du Premier Testament : Adam, Abraham, Moïse, Samuel, David, Isaïe, et Job. Le but de ce parcours est d’inviter à un contact avec la parole de Dieu qui donne la croissance.

L’écoute des vidéos ne suffira pas. Pour que la parole de Dieu puisse faire son oeuvre en chacun, il sera nécessaire d’avoir un contact personnel avec le texte biblique. C’est pour cette raison que des exercices de lecture, assortis de questions, seront proposés à la fin de chaque leçon.

Un parcours en sept chapitres. Il vous revient d’écrire le huitième en inscrivant votre propre vie dans l’alliance avec Dieu.

Ce parcours démarrera le 28 novembre.

Belle journée avec Dieu

Jour 12 – Questions et Exercices

—- Moïse —-

  • Le buisson ardent : Au cœur de mon désir, l’appel de Dieu peut retenir. Quel est mon plus grand désir ?
  • Passer de la servitude au service de Dieu : Revoir dans mes activités ce qui me paraît se situer du côté de l’esclavage de Pharaon et ce qui constitue un service de Dieu.
  • La manne au désert : Qu’est-ce qui me pousse à vouloir mourir et quand ai-je envie de dire “oui” à la vie ?
  • Les tombeaux de la convoitise : Identifier un cas précis où j’ai subi la contagion de la convoitise.
  • Relire le décalogue (DT 5,6-21). Quel est le commandement que j’ai le plus de mal à observer (Attention ! Jésus nous enseigne que “ne pas tuer” vise également l’insulte ou le mépris, même non exprimé oralement). Découvrir le lien entre cette difficulté et la convoitise.

Jour 17 – une homme selon le cœur de Dieu

—- David—-

 

Lors de l’Annonciation, Dieu se cache en Marie, puis révèle aux bergers et aux mages, à Noël et à l’Epiphanie, la venue du Sauveur en la personne de cet enfant nouveau-né qu’ils contemplent étonnés…

Aujourd’hui, c’est sur des personnes consacrées, dans le Temple de Jérusalem, que l’Esprit fond pour leur révéler en Jésus le Messie attendu…

« Le parfait ami… » vie de St Claude

Episode 10 : La Visitation et les Jésuites à Paray-le-Monial

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Retrouvez les grandes figures de l’histoire de l’Église au fil des siècles et leurs liens au Sacré-Cœur. Ce dernier est bien plus vaste que ce que nous en percevons : Il habite votre cœur et Il a habité le cœur de bien des Saints auparavant !

Catéchèse sur le discernement
6. Les éléments du discernement. Le livre de sa propre vie

Chers frères et sœurs, bienvenus et bonjour !

Ces semaines-ci, nous insistons dans les catéchèses sur les conditions pour faire un bon discernement. Dans la vie, nous devons prendre des décisions, toujours, et pour prendre des décisions, nous devons faire un chemin, un processus de discernement. Toute activité importante comporte ses « instructions » à suivre, qu’il faut connaître pour qu’elles produisent les effets nécessaires. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur un autre ingrédient indispensable au discernement : l’histoire de sa propre vie. Connaître son histoire de vie est un ingrédient – disons – indispensable au discernement.

Notre vie est le « livre » le plus précieux qui nous ait été donné, un livre que beaucoup ne lisent malheureusement pas, ou le font trop tard, avant de mourir. Et pourtant, c’est précisément dans ce livre que l’on trouve ce que l’on cherche inutilement par d’autres voies. Saint Augustin, un grand chercheur de la vérité, l’avait compris précisément en relisant sa vie, en y notant les pas silencieux et discrets mais incisifs de la présence du Seigneur. Au terme de ce parcours, il notera avec stupeur : « Tu étais au-dedans de moi et moi au-dehors. Et là, je te cherchais. De ma laideur, je me jetais sur les belles formes de tes créatures. Tu étais avec moi, mais moi je n’étais pas avec toi » (Confessions X, 27.38). D’où son invitation à cultiver la vie intérieure pour trouver ce que l’on cherche : « Rentre en toi-même. Dans l’homme intérieur habite la vérité » (La vraie religion, XXXIX, 72). C’est une invitation que je vous lancerais à vous tous, et même à moi-même :  » Rentre en toi-même. Lis ta vie. Lis-toi de l’intérieur, comment a été ton parcours. Avec sérénité. Rentre en toi-même.

Plusieurs fois, nous avons nous aussi fait l’expérience d’Augustin, de nous retrouver emprisonnés par des pensées qui nous éloignent de nous-mêmes, des messages stéréotypés qui nous font du mal : par exemple, « je ne vaux rien » – et tu te déprécies ; « tout va mal pour moi » – et tu te déprécies ; « je n’arriverai jamais à rien de bon » – et tu te déprécies, et ainsi est la vie. Ces phrases pessimistes qui te dépriment ! Lire sa propre histoire signifie aussi reconnaître la présence de ces éléments « toxiques », mais pour ensuite élargir la trame de notre récit, apprenant à remarquer d’autres choses, le rendant plus riche, plus respectueux de la complexité, parvenant également à saisir les manières discrètes de l’agir de Dieu dans notre vie. J’ai connu une personne dont les gens qui la connaissaient disaient qu’elle méritait le prix Nobel de la négativité : tout était mauvais, tout, et elle essayait toujours de se déprécier. C’était une personne amère qui avait pourtant tant de qualités. Et puis cette personne a trouvé une autre personne qui l’a bien aidée et chaque fois qu’elle se lamentait de quelque chose, l’autre personne lui disait : « Mais maintenant, pour équilibrer, dis quelque chose de bien sur toi ». Et lui : « Mais, oui, … j’ai aussi cette qualité », et petit à petit cela l’a aidée à avancer, à bien lire sa propre vie, aussi bien les mauvaises choses que les bonnes. Nous devons lire notre vie, et ainsi nous voyons les choses qui ne sont pas bonnes et aussi les bonnes choses que Dieu sème en nous.

Nous avons vu que le discernement a une approche narrative : il ne s’attarde pas sur l’action ponctuelle, il la situe dans un contexte : d’où vient cette pensée ? Ce que je ressens maintenant, d’où cela vient-il ? Où cela me mène-t-il ce que je suis en train de penser maintenant ? Quand l’ai-je rencontrée auparavant ? Est-ce que c’est quelque chose de nouveau qui me vient maintenant, ou l’ai-je constaté à d’autres moments ? Pourquoi est-elle plus insistante que d’autres ? Qu’est-ce que la vie veut me dire à travers cela ?

Le récit des événements de notre vie nous permet également de saisir des nuances et des détails importants, qui peuvent s’avérer des aides précieuses jusque-là restées cachées. Par exemple une lecture, un service, une rencontre, considérés à première vue comme des choses de peu d’importance, transmettent avec le temps une paix intérieure, transmettent la joie de vivre et suggèrent d’autres bonnes initiatives. S’arrêter et reconnaître cela est indispensable. S’arrêter et reconnaître : c’est important pour le discernement, c’est un travail de collecte de ces perles précieuses et cachées que le Seigneur a enfouies dans notre terre.

Le bien est caché, toujours, parce que le bien a de la pudeur et qu’il se cache : le bien est caché ; il est silencieux, il requiert une fouille lente et continue. Car le style de Dieu est discret : Dieu aime agir de manière cachée, discrète, il ne s’impose pas ; c’est comme l’air que nous respirons, nous ne le voyons pas mais il nous fait vivre, et nous ne nous en apercevons que seulement lorsqu’il nous manque.

S’habituer à relire sa propre vie éduque le regard, l’affine, permet de remarquer les petits miracles que le bon Dieu accomplit pour nous chaque jour. Quand nous sommes attentifs, nous remarquons d’autres directions possibles qui renforcent le goût intérieur, la paix et la créativité. Et surtout, cela nous libère des stéréotypes toxiques. Il a été dit avec sagesse que l’homme qui ne connaît pas son passé est condamné à le répéter. C’est curieux : si nous ne connaissons pas le chemin que nous avons parcouru, le passé, nous le répétons toujours, nous tournons en rond. La personne qui tourne en rond n’avance jamais, il n’y a pas de chemin, c’est comme le chien qui se mord la queue, elle va toujours comme ça, elle répète les choses.

Nous pouvons nous demander : ai-je déjà raconté ma vie à quelqu’un ? C’est une belle expérience vécue par des fiancés qui, lorsqu’ils deviennent sérieux, se racontent leur vie… C’est l’une des formes de communication les plus belles et les plus intimes, raconter sa propre vie. Elle nous permet de découvrir des choses jusqu’alors inconnues, petites et simples, mais, comme le dit l’Évangile, c’est précisément des petites choses que naissent les grandes (cf. Lc 16, 10).

Les vies des saints constituent également une aide précieuse pour reconnaître le style de Dieu dans notre vie : elles permettent de se familiariser avec sa manière d’agir. Certains comportements des saints nous interpellent, nous indiquent de nouvelles significations et de nouvelles opportunités. C’est ce qui est arrivé, par exemple, à saint Ignace de Loyola. Quand il décrit la découverte fondamentale de sa vie, il ajoute une précision importante, et il dit ceci : « Par expérience, il avait déduit que certaines pensées le laissaient triste, d’autres joyeux ; et peu à peu il apprit à connaître la diversité des pensées, la diversité des esprits qui s’agitaient en lui » (Autob., n° 8). Connaître ce qui se passe en nous, connaître, rester attentifs.

Le discernement est la lecture narrative des moments heureux et des moments difficiles, des consolations et des désolations que nous expérimentons au cours de notre vie. Dans le discernement, c’est le cœur qui nous parle de Dieu, et nous devons apprendre à comprendre son langage. Demandons-nous, à la fin de la journée, par exemple : que s’est-il passé dans mon cœur aujourd’hui ? Certains pensent que faire cet examen de conscience, c’est faire le compte des péchés que l’on a commis – nous en faisons beaucoup – mais c’est aussi se demander :  » Que s’est-il passé en moi, ai-je eu de la joie ? « . Qu’est-ce qui m’a apporté de la joie ? Suis-je resté triste ? Qu’est-ce qui m’a apporté de la tristesse ? Et ainsi apprendre à discerner ce qui se passe au plus profond de nous.

Source : vatican.va
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SAINTE GERTRUDE (1256-1301)

Au 13ème siècle Gertrude, puis Mechtilde, moniales bénédictines, vivent des grâces mystiques privées, reposant sur le Cœur de Jésus. Bien avant Marguerite-Marie, elle découvre les douceurs du Cœur de Jésus et désire que ce Cœur puisse être connu de tous les hommes. Gertrude nous montre dans cette prière toute la transformation que nous donne notre attachement au Cœur de Jésus.

«Je vous salue, Sacré Cœur de Jésus; source vive et vivifiante de la vie éternelle, trésor infini de la divinité, fournaise ardente du divin amour, vous êtes le lieu de mon repos et mon asile; ô mon aimable Sauveur, embrasez mon cœur de l’ardent amour dont le vôtre est la source, et faites que mon cœur soit tellement uni au vôtre, que votre volonté soit la mienne, et que la mienne soit éternellement conforme à la vôtre, puisque je désire que désormais votre sainte volonté soit la règle de tous mes désirs et de toutes mes actions. Ainsi soit-il.»

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