PRIER AVEC...

pour mercredi 06 mai 2020

Louange du mercredi 18 mai

Jour 2 en audio 

Louange du mercredi 9 juin

Je Chanterai

Matt et Sarah Marvane

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Méditation : Se laisser rencontrer

 

Prendre soin, c’est être attentif ou encore veiller à. C’est aussi aider, protéger, ou tendre la main. C’est ce que le Seigneur veut faire pour chacune de nos vies.

Car, Il a pour chacun de nous des projets, une orientation intime qu’il veut donner à notre vie. Dieu prend et prendra toujours soin de nous, et cela, mieux que nous-mêmes. Seulement, nous devons nous approcher de Lui avec assurance et Lui faire confiance. Dans la foi chrétienne cela s’appelle Le rencontrer !

Benoît XVI, dans Deus Caritas I l’affirme « À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et, par-là, son orientation décisive. (…) »

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12ème jour : les tableaux

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Jour 3 – le péché des origines

—- Adam —-

Et s’il fallait, pour renouveler notre être, repartir du plus ancien, du plus originel ? Retour à l’origine.

Jour 15 – Relire la Parole de Dieu

—- Samuel —-

Nous vous proposons aujourd’hui de prendre le temps de relire le premier livre de Samuel 1-4, 8, 13-15. Si vous n’avez pas de Bible avec vous, cliquez sur ce lien 👇

 

Dans la nuit – Emmanuel Music

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« Le parfait ami… » vie de St Claude

Episode 13 : Les trois cœurs

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« Le parfait ami… » vie de St Claude

Episode 25 : La vision des trois cœurs »

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AUDIENCE GENERALE

Mercredi 20 avril

Catéchèse sur la vieillesse :  » Honore ton père et ta mère  » : l’amour d’une vie vécue.

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SAINTE MARGUERITE-MARIE (1647-1680)

Héritière du Cœur de Jésus, elle nous transmet avec le récit des apparitions toute une pédagogie pour être à notre tour les disciples bien-aimés du Cœur de Jésus. Un jour demandant à Jésus la prière qu’il désire, le Seigneur l’invite à lui dire :

« Mon Dieu, mon unique et mon tout vous êtes tout pour moi, je suis toute pour vous.

Mon Dieu, mon unique et mon tout vous êtes tout à moi, je suis toute à vous. »

Catéchèse sur le discernement
7. L’objet du discernement. La désolation

Le discernement, nous l’avons vu dans les catéchèses précédentes, n’est pas principalement une procédure logique; il concerne les actions, et les actions ont aussi une connotation affective, qui doit être reconnue, parce que Dieu parle au cœur. Voyons alors la première modalité affective, objet du discernement, c’est-à-dire  la désolation. De quoi s’agit-il ?

La désolation a été définie ainsi: «Les ténèbres et le trouble de l’âme, l’inclination aux choses basses et terrestres, les diverses agitations et tentations qui la portent à la défiance, et la laissent sans espérance et sans amour, triste, tiède, paresseuse, et comme séparée de son Créateur et Seigneur». (Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, 317). Nous en avons tous fait l’expérience. Je crois que d’une façon ou d’une autre, nous avons fait l’expérience de cela, de la désolation. Le problème est comment pouvoir la lire, car elle aussi a quelque chose d’important à nous dire, et si nous sommes pressés de nous en débarrasser, nous risquons de la perdre.

Personne ne voudrait être désolé, triste: cela est vrai. Nous voudrions tous une vie toujours joyeuse, légère et épanouie. Pourtant cela, en plus d’être impossible — car ce n’est pas possible —, ne serait pas bon pour nous non plus. En fait, le changement d’une vie orientée vers le vice peut commencer d’une situation de tristesse, de remords pour ce que l’on a fait. L’étymologie de ce mot, «remords», est très belle: le remords de la conscience, nous connaissons tous cela. Remords: littéralement, c’est la conscience qui mord, qui ne laisse pas en paix. Alessandro Manzoni, dans Les fiancés, nous a donné une merveilleuse description du remords comme occasion de changer de vie. Il s’agit du célèbre dialogue entre le cardinal Federico Borromeo et l’Innomé, qui, après une nuit terrible, se présente détruit par le cardinal, qui s’adresse à lui à travers des paroles  surprenantes: «“Vous avez une bonne nouvelle à me donner, et vous me la faites désirer si longtemps?”. “Une bonne nouvelle, moi?” — répondit l’autre. “J’ai l’enfer dans mon âme” […]. Dites vous-même, si vous le savez, quelle est cette bonne nouvelle». “Que Dieu a touché votre cœur et veut que vous soyez à lui, répondit avec calme le cardinal». (chap. XXIII). Dieu touche le cœur et quelque chose monte en toi, la tristesse, le remords de quelque chose, et c’est une invitation à commencer un chemin. L’homme de Dieu sait observer en profondeur ce qui bouge dans le cœur.

Il est important d’apprendre à lire la tristesse. Nous savons tous ce qu’est la tristesse: tous. Mais savons-nous la lire? Savons-nous comprendre ce que cela signifie pour moi, cette tristesse d’aujourd’hui? A notre époque, elle est — la tristesse — considérée le plus souvent de manière négative, comme un mal à fuir à tout prix, alors qu’elle peut être un signal d’alarme indispensable à la vie, nous invitant à ex-plorer des paysages plus riches et plus fertiles que la fugacité et l’évasion ne permettent pas. Saint Thomas définit la tristesse comme une douleur de l’âme: comme les nerfs pour le corps, elle éveille notre attention à un possible danger, ou à un bien négligé (cf. Summa Th. I-II, q. 36, a. 1). Elle est donc indispensable à notre santé, elle nous protège afin que nous ne nous fassions pas de mal à nous-mêmes et aux autres. Il serait beaucoup plus grave et dangereux de ne pas ressentir ce sentiment et aller de l’avant. La tristesse joue parfois le rôle d’un feu rouge: «Arrête-toi, arrête-toi! C’est rouge. Arrête-toi».

Pour qui en revanche a le désir de faire le bien, la tristesse est un obstacle avec lequel le tentateur veut nous décourager. Dans ce cas, il faut agir de manière exactement contraire à ce qui est suggéré, déterminés à poursuivre ce que l’on s’était proposé de faire (cf. Exercices spirituels, 318). Pen-sons au travail, à l’étude, à la prière, à un engagement pris: si nous les abandonnions dès que nous ressentons de l’ennui ou de la tristesse, nous n’achèverions jamais rien. C’est aussi une expérience commune à la vie spirituelle: le chemin vers le bien, nous rappelle l’Evangile, est étroit et pentu, il exige un combat, une victoire sur soi-même. Je commence à prier, ou je me consacre à une bonne œuvre, et étrangement, précisément à ce moment-là, me viennent à l’esprit des choses devant être faites de toute urgence — pour ne pas prier et ne pas faire de bonnes œuvres. Nous faisons tous cette expérience. Il est important, pour  qui veut servir le Seigneur, de ne pas se laisser guider par la désolation. Et ce qui… «Mais non, je n’ai pas envie, c’est ennuyeux…»: fais attention. Malheureusement, certains décident d’abandonner la vie de prière, ou le choix fait, le mariage ou la vie religieuse, poussés par la désolation, sans s’arrêter au préalable pour lire cet état d’esprit, et surtout sans l’aide d’un guide. Une règle sage dit de ne pas faire de changements quand on est désolé. Ce sera le temps qui suivra, plutôt que l’humeur du moment, qui montrera le bien-fondé ou pas de nos choix.

Il est intéressant de remarquer que, dans l’Evangile, Jésus rejette les tentations avec une attitude de ferme résolution (cf. Mt 3, 14-15; 4, 1-11; 16, 21-23). Les situations d’épreuve Lui arrivent de différentes directions, mais  toujours, trouvant en Lui cette fermeté, déterminée à faire la volonté du Père, elles disparaissent et cessent d’entraver son chemin. Dans la vie spirituelle, l’épreuve est un moment important, la Bible nous le rappelle explicitement et dit: «Si tu prétends servir le Seigneur, prépare-toi à l’épreuve» (Si 2, 1). Si tu veux aller sur la bonne voie, prépare-toi: il y aura des obstacles, il y aura des tentations, il y aura des moments de tristesse. C’est comme lorsqu’un professeur fait passer un examen à un étudiant: s’il voit qu’il connaît les points essentiels de la matière, il n’insiste pas: il a réussi l’épreuve. Mais il doit réussir l’épreuve.

Si nous savons traverser la solitude et la désolation avec ouverture et conscience, nous pouvons en sortir renforcés sur le plan humain et spirituel. Aucune épreuve n’est hors de notre portée; aucune épreuve ne sera supérieure à ce que nous pouvons faire. Mais il ne faut pas fuir les épreuves: voir ce que signifie cette épreuve, ce que signifie le fait que je suis triste: pourquoi suis-je triste? Que signifie le fait que je suis en proie à la désolation en ce moment?   Que signifie le fait que je suis en proie à la désolation et que je n’arrive pas à avancer? Saint Paul nous rappelle que personne n’est tenté au-delà de ses capacités, car le Seigneur ne nous abandonne jamais, et avec Lui à nos côtés, nous pouvons surmonter toute tentation (cf. 1 Co 10, 13). Et si nous ne la surmontons pas aujourd’hui, nous nous relevons, nous marchons et nous la surmonterons demain. Mais ne pas rester morts — pour ainsi dire —  ne pas rester vaincus à cause d’un moment de tristesse, de désolation: allez de l’avant. Que le Seigneur te bénisse sur ce chemin — courageux! — de la vie spirituelle, qui est toujours marcher.

 

Source : vatican.va
Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

Solennité du Christ-Roi de l’Univers
Dimanche 20 novembre 2022
XXXVIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS 

Nous avons vu ce jeune homme, Stefano, qui demande à recevoir le ministère d’acolyte dans son parcours vers le sacerdoce. Nous devons prier pour lui, pour qu’il poursuive sa vocation et soit fidèle ; mais nous devons aussi prier pour cette Église d’Asti, pour que le Seigneur envoie des vocations sacerdotales, car comme vous le voyez, la majorité est âgée, comme moi : nous avons besoin de jeunes prêtres, comme certains ici qui sont très bons. Prions le Seigneur de bénir cette terre.

Et c’est de ces terres que mon père est parti pour émigrer en Argentine ; et sur ces terres, rendues précieuses par les bons produits du sol et surtout par l’authentique travail acharné des gens, je suis venu pour retrouver le goût des racines. Mais aujourd’hui, c’est encore l’Évangile qui nous ramène aux racines de la foi. Celles-ci se trouvent dans le sol aride du Calvaire, où la semence de Jésus, en mourant, a fait germer l’espérance : planté au cœur de la terre il nous a ouvert la voie au Ciel. Par sa mort, il nous a donné la vie éternelle. Par le bois de la croix, il nous a apporté les fruits du salut. Regardons donc vers Lui, regardons vers le Crucifié.

Une seule phrase figure sur la croix « Celui-ci est le roi des Juifs » (Lc 23, 38). Voici le titre : Roi. Cependant, en regardant Jésus, notre idée de roi est bouleversée. Essayons d’imaginer visuellement un roi : nous penserons à un homme fort assis sur un trône avec des insignes précieux, un sceptre dans les mains et des anneaux scintillants aux doigts, tandis qu’il adresse des paroles solennelles à ses sujets. C’est, en gros, l’image que nous avons en tête. Mais en regardant Jésus, nous voyons que c’est tout le contraire. Il n’est pas assis sur un trône confortable, mais suspendu à un gibet ; le Dieu qui « renverse les puissants de leurs trônes » (Lc 1, 52) agit comme un serviteur mis en croix par les puissants ; orné seulement de clous et d’épines, dépouillé de tout mais riche d’amour, du trône de la croix il n’enseigne plus les foules avec des mots, il ne lève plus la main pour enseigner. Il fait davantage : il ne montre personne du doigt, mais ouvre ses bras à tous. C’est ainsi que notre Roi se manifeste : les bras ouverts, a brasa aduerte.

Ce n’est qu’en entrant dans son étreinte que nous comprenons : nous comprenons que Dieu est allé si loin, jusqu’au paradoxe de la croix, précisément pour embrasser tout de nous, y compris ce qu’il y avait de plus distant de Lui : notre mort, – Il a embrassé notre mort -, notre souffrance, notre pauvreté, nos fragilités et nos misères. Et il a embrassé tout cela. Il s’est fait serviteur pour que chacun de nous se sente fils : il a payé notre filiation par sa servitude ; il s’est laissé insulter et ridiculiser pour qu’en toute humiliation aucun de nous ne soit plus seul ; il s’est laissé dépouiller pour que personne ne se sente dépouillé de sa dignité ; il est monté sur la croix pour qu’en chaque crucifié de l’histoire il y ait la présence de Dieu. Voici notre Roi, Roi de chacun d’entre nous, Roi de l’univers parce qu’il a franchi les frontières les plus lointaines de l’humain, il est entré dans les trous noirs de la haine, dans les trous noirs de l’abandon pour éclairer toute vie et embrasser toute réalité. Frères et sœurs, voilà le Roi que nous célébrons aujourd’hui ! Il n’est pas facile de le comprendre, mais il est notre Roi. Et la question à nous poser est la suivante : ce Roi de l’univers est-il le Roi de mon existence ? Est-ce que je crois en Lui ? Comment puis-je le célébrer comme Seigneur de toute chose s’il ne devient pas aussi le Seigneur de ma vie ? Et toi qui commences aujourd’hui ce chemin vers le sacerdoce, n’oublies pas que c’est ton modèle : ne t’accroches pas aux honneurs, non. C’est ton modèle ; si tu ne penses pas être un prêtre comme ce Roi, mieux vaut t’arrêter là.

Fixons cependant à nouveau nos yeux sur Jésus Crucifié. Vois, Il n’observe pas ta vie un instant et c’est tout, Il ne t’accorde pas un regard fugitif comme nous le faisons souvent avec Lui, mais Lui, Il reste là, a brasa aduerte, pour te dire en silence que rien de toi ne lui est étranger, qu’Il veut t’étreindre, te relever, te sauver tel que tu es, avec ton histoire, tes misères, tes péchés. Mais Seigneur, est-ce vrai ? M’aimes-tu comme cela, avec mes misères ? Que chacun, en ce moment, pense à sa propre pauvreté : « Mais, est-ce que tu m’aimes avec ces pauvretés spirituelles que j’ai, avec ces limitations ? » Et Il sourit et nous fait comprendre qu’Il nous aime et a donné sa vie pour nous. Réfléchissons un peu à nos limites, aux bonnes choses aussi : Il nous aime tels que nous sommes, tels que nous sommes maintenant. Il nous donne la possibilité de régner sur la vie, si tu t’abandonnes à son doux amour qui se propose mais ne s’impose pas – l’amour de Dieu ne s’impose jamais – à son amour qui te pardonne toujours. Nous nous fatiguons si souvent à pardonner aux gens et nous faisons la croix, nous faisons l’enterrement social. Lui, Il ne se fatigue jamais de pardonner, jamais : Il te remet toujours sur pied, Il te rend toujours ta dignité royale. Oui, le salut d’où vient-il ? Du fait de se laisser aimer par Lui, parce que c’est seulement ainsi que nous sommes libérés de l’esclavage de notre moi, de la peur d’être seul, de la pensée de ne pas y arriver. Frères et sœurs, mettons-nous souvent devant le Crucifix, laissons-nous aimer, car ces brasa aduerte nous ouvrent aussi le paradis, comme au « bon larron ». Ecoutons cette phrase qui nous est adressée, la seule que Jésus prononce aujourd’hui depuis la croix : « Avec moi tu seras au paradis » (Lc 23, 43). C’est ce qu’Il veut et que Dieu veut nous dire, à nous tous, chaque fois que nous Le laissons nous regarder. Et nous comprenons alors que nous n’avons pas un Dieu inconnu là-haut dans le ciel, puissant et distant, non : un Dieu proche, la proximité est le style de Dieu : proximité, avec tendresse et miséricorde. C’est le style de Dieu. Il n’a pas d’autre style. Proche, miséricordieux et tendre. Tendre et compatissant, dont les bras ouverts réconfortent et caressent. Voilà notre Roi !

Frères et sœurs, après l’avoir regardé, que pouvons-nous faire ? L’Évangile d’aujourd’hui nous met devant deux chemins. Devant Jésus, il y a ceux qui sont spectateurs et ceux qui s’impliquent. Les spectateurs sont nombreux, la majorité. Ils regardent, c’est un spectacle de voir quelqu’un mourir sur la croix. En effet – dit le texte – « le peuple regardait » (v. 35). Elles n’étaient pas de mauvaises personnes, beaucoup étaient croyants, mais à la vue du Crucifié, ils restent spectateurs : ils ne font pas un pas en avant vers Jésus mais le regardent de loin, curieux et indifférents, sans vraiment s’intéresser, sans se demander ce qu’ils pourraient faire. Ils auraient peut-être fait des commentaires, peut-être : « Mais regardez ça… », ils auraient     peut-être exprimé des jugements et des opinions : « Mais il est innocent, regardez ça donc… », l’un ou l’autre se lamente, mais tous restent là à regarder sans rien faire, les bras croisés. Mais même près de la croix, il y a des spectateurs : les chefs du peuple qui veulent assister au spectacle cruel de la fin peu glorieuse du Christ ; les soldats, qui espèrent que l’exécution s’achève rapidement, pour rentrer à la     maison ; un des malfaiteurs, qui décharge sa colère sur Jésus. Ils se moquent, ils insultent, ils se défoulent.

Et tous ces spectateurs partagent un refrain, que le texte répète trois fois : « Si tu es roi, sauve-toi toi-même ! » (cf. vv. 35.37.39). Ils l’insultent comme ainsi, ils le défient ! Sauve-toi toi-même, exactement le contraire de ce que fait Jésus, qui ne pense pas à lui-même, mais à les sauver, eux qui l’insultent. Cependant, le Sauve-toi toi-même se répand : des chefs, aux soldats, au peuple, la vague du mal atteint presque tout le monde. Mais nous pensons que le mal est contagieux, il nous contamine : comme lorsque nous attrapons une maladie infectieuse, elle nous contamine tout de suite. Et ces gens parlent de Jésus mais ils ne sont pas un instant en accord avec Jésus. Ils prennent de la distance et ils parlent. C’est la contagion mortelle de l’indifférence. Une vilaine maladie, l’indifférence. « Cela ne me concerne pas, cela ne me concerne pas ». Indifférence à l’égard de Jésus et indifférence aussi à l’égard des malades, des pauvres, des malheureux de la terre. J’aime demander aux gens, et je demande à chacun d’entre vous ; je sais que chacun d’entre vous fait l’aumône aux pauvres, et je vous demande : « Quand vous faites l’aumône aux pauvres, les regardez-vous dans les yeux ? Êtes-vous capable de regarder dans les yeux de ce pauvre homme ou de cette pauvre femme qui vous demande l’aumône ? Lorsque vous faites l’aumône aux pauvres, jetez-vous la pièce ou leur touchez-vous main ? Êtes-vous capable de toucher une misère humaine ? » Que chacun se donne alors la réponse aujourd’hui. Ces gens étaient dans l’indifférence. Ces personnes parlent de Jésus mais ne se mettent pas en accord avec Jésus. Et c’est là la contagion mortelle de l’indifférence : qui crée des distances avec la misère. La vague du mal se propage toujours de cette manière : elle commence par la prise de distance, par le fait de regarder sans rien faire, par le désintéressement, puis on ne pense plus qu’à ce qui nous intéresse et on s’habitue à se détourner. Et ça c’est aussi un risque pour notre foi qui s’étiole si elle reste une théorie, ne devient pas pratique, s’il n’y a pas d’implication, si l’on ne s’implique pas personnellement, si l’on ne se met pas en jeu. On devient alors des chrétiens à l’eau de rose – comme j’ai entendu dire chez moi – qui disent croire en Dieu et vouloir la paix, mais ne prient pas et ne se soucient pas du prochain et aussi, ils ne se soucient pas de Dieu, ni de la paix. Ces chrétiens seulement de paroles, superficiels.

C’était la vague du mal qu’il y avait là, au Calvaire. Mais il y a aussi la vague bénéfique du bien. Parmi tant de spectateurs, un seul s’implique, c’est-à-dire le « bon larron ». Les autres se moquent du Seigneur, lui il Lui parle et l’appelle par son nom : « Jésus » ; beaucoup l’accablent de leur colère, lui il confesse au Christ ses erreurs; beaucoup disent « sauve-toi toi-même », lui il prie : « Jésus, souviens-toi de moi » (v. 42). Il ne demande que cela au Seigneur. Belle prière. Si chacun de nous la récite chaque jour, c’est un beau chemin : le chemin de la sainteté : « Jésus, souviens-toi de moi ». C’est ainsi qu’un malfaiteur devient le premier saint : il se fait proche de Jésus pour un instant et le Seigneur le garde avec lui pour toujours. À présent, l’Évangile parle du bon larron pour nous, pour nous inviter à vaincre le mal en cessant d’être spectateurs. S’il vous plaît, l’indifférence, c’est pire que de faire le mal. Par où commencer ? Par la confiance, par le fait d’appeler Dieu par son nom, comme l’a fait le bon larron qui, à la fin de sa vie, retrouve la confiance courageuse des enfants qui font confiance, demandent, insistent. Et dans la confiance, il admet ses erreurs, il pleure, mais pas sur lui-même, mais plutôt sur le Seigneur. Et nous, avons-nous cette confiance, apportons-nous à Jésus ce que nous avons en nous, ou bien nous déguisons-nous devant Dieu, peut-être avec un peu de sacré et d’encens ? S’il vous plaît, ne faites pas de maquillage spirituel : c’est ennuyeux. Devant Dieu : de l’eau et du savon, seulement, pas de maquillage, mais l’âme telle qu’elle est. Et de là vient le salut. Celui qui pratique la confiance, comme ce bon larron, apprend l’intercession, il apprend à apporter à Dieu ce qu’il voit, les souffrances du monde, les personnes qu’il rencontre ; à lui dire, comme le bon larron :  » Souviens-toi, Seigneur ! « . Nous ne sommes pas dans le monde seulement pour nous sauver nous-mêmes, mais pour amener nos frères et sœurs dans l’étreinte du Roi. Intercéder, se rappeler au Seigneur, ouvre les portes du ciel. Mais, nous, quand est-ce que nous prions, quand est-ce que nous intercédons ? « Souviens-toi Seigneur, souviens-toi de moi, de ma famille, souviens-toi de ce problème, souviens-toi, souviens-toi…. ». Attirer l’attention du Seigneur.

Frères et sœurs, aujourd’hui, de la croix notre Roi nous regarde les brasa aduerte. C’est à nous de choisir d’être spectateurs ou impliqués. Suis-je spectateur ou je veux être impliqué ? Nous voyons les crises d’aujourd’hui, le déclin de la foi, le manque de participation… Que faisons-nous ? Nous contentons-nous de théoriser, nous contentons-nous de critiquer, ou retroussons-nous les manches, prenons-nous la vie en main, passons-nous du « si » des excuses aux « oui » de la prière et du service ? Nous pensons tous savoir ce qui ne va pas dans la société, tous ; Nous parlons tous les jours de ce qui ne va pas dans le monde, et même dans l’Église : beaucoup de choses ne vont pas dans l’Église. Mais ensuite, faisons-nous quelque chose ? Est-ce que nous nous salissons les mains comme notre Dieu cloué sur le bois, ou bien sommes-nous les mains dans les poches à regarder ? Aujourd’hui, alors que Jésus, dépouillé sur la croix, enlève tout voile sur Dieu et détruit toute fausse image de sa royauté, regardons-Le, pour trouver le courage de nous regarder, de marcher sur les chemins de la confiance et de l’intercession, de nous faire serviteurs pour régner avec lui. « Souviens-toi Seigneur, souviens-toi : Faisons cette prière plus souvent. Merci.

Source : vatican.va
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Abraham

L’appel

Cette vidéo fait partie du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur »

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Moïse

« La révélation »

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Parcours : Héritiers du Sacré-Coeur

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Jour 27 – Questions et exercices

—- Job —-

Job homme intègre

  • « As-tu remarqué mon serviteur Job. Il n’y a personne comme lui sur la terre » (Job 1,8). Avons-nous connu des hommes ou des femmes intègres ? Lorsque nous rencontrons de telles personnes sommes-nous prompts à nous émerveiller (au risque de la naïveté) ? ou bien prompts à soupçonner (au risque du cynisme) ? Qu’est-ce que cela signifie sur la manière dont nous bâtissons notre propre estime de nous-mêmes ?

 

Job bouc émissaire

  • La dynamique du bouc émissaire qui convertit la violence de tous contre tous en violence de tous contre un nous est familière. Faisons mémoire des cas suivants dans notre vie :
    • Nous avons été bouc émissaire
    • Nous avons assisté à un lynchage
    • Nous avons participé à un lynchage

En quoi cela a-t-il affecté notre capacité à oser être nous-mêmes ?

 

Les secrets de Job

  • Est-ce que j’ai ce réflexe lorsque je me sais, ou que je me crois, attaqué dans ma réputation de m’en remettre au jugement de Dieu ?
  • « YHWH a donné et YHWH a repris. Loué soit le nom de YHWH! » (Jb 1,21). Ai-je déjà fait l’expérience de la louange dans le creuset de l’épreuve ?
  • « Nous acceptons le bien de la part de Dieu, et nous n’accepterions pas aussi le mal? » (Jb 2,10). Remettre le jugement sur ce qui m’arrive à plus tard, au jugement dernier : est-ce possible ? Quelle est la place du silence intérieur dans ma vie ? Que pourrais-je faire pour qu’elle soit plus importante ?

 

Job et la « consolation » des amis

Il est facile de s’identifier à Job – même Voltaire se prenait pour Job – mais peut-être plus difficile de reconnaître Job en l’autre…

  • Lorsque je suis face à une personne qui exprime sa souffrance, quelle est mon attitude ? Ai-je tendance à fuir devant la pauvreté de l’autre ? Serait-ce parce que ma propre pauvreté me fait peur ?
  • Seul Dieu peut consoler car lui seul peut sauver de la mort. Job attend la parole de Dieu pendant 7 jours et 42 chapitres, patience de Job dans son impatience. Mais si Job perd patience c’est en raison de l’attitude de ses « amis ». Sommes-nous de ceux qui par leur simple présence peuvent aider celui qui souffre à reprendre patience ?

Mercredi prochain, nous commençons – déjà ! – le carême, ces 40 jours dans le désert, 40 jours de préparation à Pâques, pour célébrer – enfin ! –   la résurrection de Jésus, après sa mort sur la croix, et, 50 jours plus tard, grâce à Lui, la venue du Saint Esprit ! N’oublions pas en effet que c’est bien la Pentecôte qui achève le cycle liturgique pascal : Jésus donne sa vie sur la croix, descend dans la mort pour la vaincre et nous donner sa Vie, la Vie dans l’Esprit qui l’unit à son Père ! Vivement la Pentecôte !

« Le Seigneur nous [dit] : « Je vous donne ma paix, je vous donne ma joie. Je ne la donne pas comme le monde la donne. » Alors il faut vraiment, dans cette retraite et ce (…) carême, que nous trouvions vraiment cette paix et cette joie de Jésus, du Seigneur. » (Pierre Goursat Carême 1978)

« L’abandon est une grâce. Cela paraît très facile, mais c’est facile et difficile. Si nous le comprenons bien, c’est très facile. (…) Nous pouvons dire : « J’accepte ce petit sacrifice. » C’est le oui de Marie. Si nous le disons très souvent, notre vie se transforme. Et nous devenons comme des petits enfants. Nous devons être comme un fœtus dans le sein de Marie. » (Pierre Goursat 1988)

Dans le cadre du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur », le père Benoit Guédas nous propose une série de 8 vidéos pour approfondir la prière.

Retrouvez les enseignements du parcours :

Parcours »Héritiers du Sacré-Coeur »

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Abba Père
Collectif Cieux Ouverts

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