PRIER AVEC...

pour dimanche 19 avril 2020

4ème jour : le chœur des soeurs

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Découvrez aujourd’hui Saint Juan Diego
Belle écoute !

L’exil d’Israël

Cette vidéo fait partie du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur »

Parcours : Héritiers du Sacré-Coeur

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L’amour ne meurt jamais
de La Chapelle Musique

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« Le parfait ami… » vie de St Claude

Episode 5 : Envoyé à Paris…la querelle janséniste

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« Le parfait ami… » vie de St Claude

Episode 19 : Retour en France

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Dans le cadre du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur », le père Benoit Guédas nous propose une série de 8 vidéos pour approfondir la prière.

Retrouvez les enseignements du parcours :

Parcours »Héritiers du Sacré-Coeur »

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Audience du mercredi 8 juin
Catéchèse du pape François sur la vieillesse
14. Le service joyeux de la foi qui s’apprend dans la gratitude (cf. Mc 1,29-31)

Catéchèse sur la vieillesse
2.  La longévité : symbole et opportunité

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans le récit biblique des généalogies des ancêtres, on est immédiatement frappé par leur énorme longévité : on parle de siècles ! Quand commence-t-elle ici, la vieillesse ? L’on se demande. Et quelle est la signification du fait que ces patriarches vivent si longtemps après avoir engendré leurs enfants ? Pères et fils vivent ensemble, pendant des siècles ! Cette cadence séculaire du temps, racontée dans un style rituel, donne au rapport entre longévité et généalogie une signification symbolique forte, très forte.

C’est comme si la transmission de la vie humaine, si nouvelle dans l’univers créé, exigeait une initiation lente et prolongée. Tout est nouveau, au début de l’histoire d’une créature qui est esprit et vie, conscience et liberté, sensibilité et responsabilité. La vie nouvelle – la vie humaine -, plongée dans la tension entre son origine « à l’image et à la ressemblance » de Dieu et la fragilité de sa condition mortelle, représente une nouveauté à découvrir. Elle nécessite un long temps d’initiation, où le soutien mutuel entre les générations est indispensable, afin de décrypter les expériences et d’affronter les énigmes de la vie. Pendant cette longue période, lentement se cultive aussi la qualité spirituelle de l’homme.

D’une certaine manière, chaque passage d’étape dans l’histoire humaine nous offre à nouveau ce sentiment : c’est comme si nous devions calmement recommencer à zéro avec nos questions sur le sens de la vie, lorsque le scénario de la condition humaine semble rempli de nouvelles expériences et d’interrogations inédites. Il est certain que l’accumulation de la mémoire culturelle augmente la familiarité nécessaire pour faire face à de passages nouveaux. Les temps de transmission sont réduits, mais les temps d’assimilation demandent toujours de la patience. L’excès de rapidité qui obsède désormais toutes les étapes de notre vie, rend toute expérience superficielle et moins « nourrissante ». Les jeunes sont les victimes inconscientes de cette division entre le temps de l’horloge, qui veut être brûlé, et le temps de la vie, qui nécessite un « levage » approprié. Une longue vie permet de faire l’expérience de ces temps longs, et les dommages de la précipitation.

La vieillesse impose certes des rythmes plus lents : mais ce ne sont pas seulement des temps d’inertie. La mesure de ces rythmes ouvre, en effet, pour tous, des espaces de sens de la vie inconnus de l’obsession de la vitesse. Perdre le contact avec les rythmes lents de la vieillesse ferme ces espaces pour tous. C’est dans ce contexte que j’ai voulu instituer la Journée des grands-parents le dernier dimanche de juillet. L’alliance entre les deux générations extrêmes de la vie – les enfants et les personnes âgées – aide également les deux autres – les jeunes et les adultes – à se lier les uns aux autres pour rendre l’existence de chacun plus riche en humanité. Le dialogue est nécessaire entre les générations : s’il n’y a pas de dialogue entre jeunes et vieux, entre adultes, s’il n’y a pas de dialogue, chaque génération reste isolée et ne peut pas transmettre le message. Pensez-y : un jeune qui n’est pas lié à ses racines, qui sont ses grands-parents, ne reçoit pas la force, comme l’arbre, la force des racines et grandit mal, grandit malade, grandit sans références. C’est pourquoi il est nécessaire rechercher, comme un besoin humain, le dialogue entre les générations. Et ce dialogue est important justement entre grands-parents et petits-enfants, qui sont les deux extrêmes.

Imaginons une ville dans laquelle la convivence des divers âges fasse partie intégrante de la conception globale de l’habitat. Pensons à la construction de relations affectueuses entre la vieillesse et la jeunesse qui rayonnent sur le style général des relations. Le chevauchement des générations deviendrait une source d’énergie pour un humanisme réellement visible et vivable. La ville moderne a tendance à être hostile aux personnes âgées (et ce n’est pas un hasard si elle l’est également aux enfants). Cette société habitée par l’esprit de rejet : elle rejette beaucoup d’enfants non désirés et elle rejette les vieux : elle les rejette, ils ne servent à rien, à la maison de retraite, la maison pour les vieux, là …. L’excès de vitesse nous met dans une centrifugeuse qui nous emporte comme des confettis. Nous perdons complètement la vue d’ensemble de la situation. Chacun s’accroche à son petit morceau, flottant sur les flux de la ville marchande, où les rythmes lents sont des pertes et la vitesse de l’argent. La vitesse excessive pulvérise la vie, elle ne la rend pas plus intense. Et la sagesse exige de perdre du temps. Quand tu rentres à la maison et que tu vois ton fils, ta fille, tu « perds du temps », mais dans cette conversation, qui est fondamentale pour la société, « perdre du temps » avec les enfants ; et quand tu rentres à la maison et qu’il y a le grand-père et la grand-mère qui peut-être ne raisonne pas bien ou, je ne sais pas, a perdu un peu la capacité de parler, et que tu es avec lui ou elle, tu  » perds du temps « , mais cette manière de « perdre du temps » renforce la famille humaine. Il faut passer du temps, du temps qui n’est pas rétribué, avec les enfants et avec les personnes âgées, car ils nous donnent une autre capacité de voir la vie.

La pandémie dans laquelle nous sommes encore contraints de vivre a imposé – très douloureusement, malheureusement – un coup d’arrêt au culte obtus de la vitesse. Et dans cette période, les grands-parents ont fait office de barrière à la « déshydratation » affective des plus jeunes. L’alliance visible des générations, qui harmonise les temps et les rythmes, nous redonne l’espoir de ne pas vivre en vain. Et elle redonne à chacun de nous l’amour de sa vie vulnérable, barrant la route à l’obsession de la vitesse, qui tout simplement la consume. Le mot clé ici est – à chacun d’entre vous, je demande : sais-tu perdre du temps, ou es-tu toujours pressé par la vitesse ? « Non, je suis pressé, je ne peux pas… » ? Sais-tu perdre du temps avec les grands-parents, avec les personnes âgées ? Sais-tu perdre du temps jouant avec tes enfants, avec les enfants ? C’est la pierre de touche. Pensez-y un peu. Et cela redonne à chacun l’amour pour notre vie vulnérable, sauf – comme je l’ai dit – la voie de l’obsession de la vitesse, qui tout simplement la consume. Les rythmes de la vieillesse sont une ressource indispensable pour saisir le sens d’une vie marquée par le temps. Les personnes âgées ont leurs propres rythmes, mais ce sont des rythmes qui nous aident. Grâce à cette médiation, la destination de la vie à la rencontre avec Dieu devient plus crédible : un dessein qui est caché dans la création de l’être humain « à son image et à sa ressemblance » et qui est scellé dans le Fils de Dieu fait homme.

Aujourd’hui, la longévité de la vie humaine est plus grande. Cela nous donne l’occasion d’accroître l’alliance entre toutes les étapes de la vie. Beaucoup de longévité, mais nous devons faire plus d’alliance. Et même que l’alliance nous aide à grandir et aussi avec le sens de la vie dans sa totalité. Le sens de la vie n’est pas seulement à l’âge adulte, on pense de 25 à 60 ans : non. Le sens de la vie est entier, de la naissance à la mort, et tu devrais être capable d’interagir avec tout le monde, voire d’avoir des liens affectifs avec tout le monde, ainsi ta maturité sera plus riche, plus forte. Et aussi nous est offerte cette signification de la vie, qui est tout. Que l’Esprit nous donne l’intelligence et la force de cette réforme : une réforme est urgente. L’arrogance du temps de l’horloge doit être convertie en la beauté des rythmes de la vie. C’est la réforme que nous devons faire dans nos cœurs, dans la famille et dans la société. Je répète : réformer quoi ? Que l’arrogance du temps de l’horloge soit convertie en la beauté des rythmes de la vie. Convertir l’arrogance du temps, qui nous presse toujours, aux vrais rythmes de la vie. L’alliance des générations est indispensable. Dans une société où les vieux ne parlent pas aux jeunes, les jeunes ne parlent pas avec les vieux, les adultes ne parlent ni aux vieux ni aux jeunes, c’est une société stérile, sans avenir, une société qui ne regarde pas vers l’horizon mais qui se regarde elle-même. Et devient isolée. Que Dieu nous aide à trouver la bonne musique pour cette harmonisation des différents âges : les jeunes, les vieux, les adultes, tous ensemble : une belle symphonie de dialogue.

Voyage du Pape François à Bahrein

RENCONTRE AVEC LES AUTORITÉS, LA SOCIÉTÉ CIVILE ET LE CORPS DIPLOMATIQUE

Jeudi 3 novembre 2022

Majesté,
Altesses Royales,
illustres Membres, du Gouvernement
et du Corps Diplomatique,
Mesdames et Messieurs,
As-salamu alaikum !

Je remercie de tout cœur Votre Majesté pour l’aimable invitation à visiter le Royaume du Bahreïn, pour l’accueil chaleureux et généreux et pour les mots de bienvenue que vous m’avez adressés. Je salue cordialement chacun de vous. Je désire adresser une pensée amicale et affectueuse à ceux qui habitent ce pays : à chaque croyant, à chaque personne et à chaque famille, que la Constitution du Bahreïn définit « pierre angulaire de la société ». J’exprime à tous ma joie d’être parmi vous.

Ici, où les eaux de la mer entourent les sables du désert et où d’imposants gratte-ciel côtoient les marchés traditionnels orientaux, des réalités lointaines se rencontrent : antiquités et modernité se rejoignent, histoire et progrès se mélangent ; Surtout, des gens de diverses origines forment une originale mosaïque de vie. En me préparant à ce voyage, j’ai découvert un “emblème de vitalité” qui caractérise le pays. Je fais référence à ce qu’on appelle “arbre de vie” (Shajarat al-Hayah), auquel je voudrais m’inspirer pour partager quelques réflexions. Il s’agit d’un acacia majestueux qui survit depuis des siècles dans une zone désertique où les pluies sont très rares. Il semble impossible qu’un arbre résiste aussi longtemps et prospère dans de telles conditions. Selon beaucoup, le secret réside dans les racines, qui s’étendent sur des dizaines de mètres sous le sol, puisant dans des dépôts souterrains d’eau.

Les racines : le Royaume du Bahreïn est engagé dans la recherche et la valorisation de son passé, qui parle d’une terre extrêmement ancienne, vers laquelle, il y a des millénaires déjà, les gens accouraient, attirés par sa beauté, en particulier, les sources abondantes d’eau douce qui lui donnèrent la réputation d’être paradisiaque : l’ancien royaume de Dilmun était appelé la “terre des vivants”. En remontant les vastes racines du temps – environ 4.500 ans de présence humaine ininterrompue – il apparaît comment la position géographique, la propension et les capacités commerciales des personnes, sans oublier certains événements historiques, ont donné au Bahreïn l’opportunité de devenir un carrefour d’enrichissement mutuel entre les peuples. Un aspect ressort donc de cette terre : elle a toujours été un lieu de rencontre entre des populations différentes.

Voilà l’eau vitale à laquelle puisent encore aujourd’hui les racines du Bahreïn, dont la plus grande richesse resplendit dans sa variété ethnique et culturelle, dans la coexistence pacifique et dans le traditionnel sens de l’accueil de la population. Une diversité non uniformisée, mais inclusive, représente le trésor de tout pays vraiment développé. Et sur ces îles, on admire une société composite, multi-ethnique et multi-religieuse, capable de surmonter le danger de l’isolement. C’est très important à notre époque, où le repli exclusif sur soi-même et sur ses propres intérêts empêche de saisir l’importance indispensable de l’ensemble. En revanche, les nombreux groupes nationaux, ethniques et religieux qui coexistent ici témoignent que l’on peut et doit cohabiter dans notre monde, devenu depuis des décennies un village global dans lequel, la mondialisation étant considérée comme acquise, “l’esprit de village” est encore méconnu à bien des égards : l’hospitalité, la recherche de l’autre, la fraternité. Au contraire, nous assistons avec préoccupation à la croissance, à grande échelle, de l’indifférence et de la suspicion réciproque, à l’extension de rivalités et d’oppositions que l’on espérait dépassées, à des populismes, des extrémismes et des impérialismes qui mettent en danger la sécurité de tous. Malgré le progrès et les nombreuses réalisations civiles et scientifiques, la distance culturelle entre les différentes parties du monde augmente, et des attitudes odieuses d’affrontement prennent le pas sur les opportunités bénéfiques de rencontre.

Pensons au contraire à l’arbre de vie – votre symbole – et dans les déserts arides de la coexistence humaine, distribuons l’eau de la fraternité : ne laissons pas s’évaporer la possibilité de la rencontre entre les civilisations, les religions et les cultures, ne permettons pas que les racines de l’humain se dessèchent ! Travaillons ensemble, travaillons pour tout, pour l’espérance ! je suis ici, sur la terre de l’arbre de vie, comme semeur de paix, pour vivre des jours de rencontre, pour participer à un Forum de dialogue entre l’Orient et l’Occident pour la coexistence humaine pacifique. Je remercie à présent mes compagnons de voyage, en particulier les Représentants religieux. Ces jours marquent une étape précieuse sur le chemin d’amitié qui s’est intensifié ces dernières années avec différents chefs religieux islamiques : un chemin fraternel qui, sous le regard du Ciel, veut favoriser la paix sur la Terre.

À ce propos, j’exprime mon satisfaction pour les conférences internationales et pour les occasions de rencontre que ce Royaume organise et favorise, en mettant spécialement l’accent sur le respect, la tolérance et la liberté religieuse. Ce sont des thèmes essentiels, reconnus par la Constitution du pays, qui stipule que « il n’y a aucune discrimination sur la base du sexe, de l’origine, de la langue, de la religion ou des opinions » (art. 18), que « la liberté de conscience est absolue » et que « l’État garantit l’inviolabilité des lieux de culte » (art. 22). Il s’agit avant tout d’engagements qui doivent être constamment mis en pratique afin que la liberté religieuse soit totale et non limitée à la liberté de culte ; afin que l’égale dignité et l’égalité des chances soient concrètement reconnues à chaque groupe et à chaque personne ; afin qu’il n’y ait pas de discrimination et que les droits humains fondamentaux ne soient pas violés, mais promus. Je pense avant tout au droit à la vie, à la nécessité de toujours le garantir, même envers ceux qui sont punis, dont l’existence ne peut être éliminée.

Revenons à l’arbre de vie. Les nombreuses branches de différentes dimensions qui le caractérisent ont donné naissance au fil du temps à des feuillages denses, en en augmentant la hauteur et la largeur. Dans ce pays, c’est précisément la contribution de tant de personnes de peuples différents qui a permis un remarquable développement productif. Cela a été rendu possible par l’immigration, dont le Royaume du Bahreïn vante l’un des taux les plus élevés au monde : environ la moitié de la population résidente est étrangère et travaille d’une manière visible pour le développement d’un pays dans lequel, bien qu’ayant quitté sa patrie, elle se sent chez elle. On ne peut pourtant pas oublier qu’à notre époque, il y a encore trop de manque de travail et trop de travail déshumanisant : cela comporte non seulement de graves risques d’instabilité sociale, mais représente aussi une atteinte à la dignité humaine. En effet, le travail n’est pas seulement nécessaire pour gagner sa vie, c’est un droit indispensable pour se développer intégralement et pour façonner une société à mesure d’homme.

De ce pays, attrayant pour les opportunités de travail qu’il offre, je voudrais rappeler l’urgence de la crise mondiale du travail : souvent le travail, précieux comme le pain, manque ; souvent, c’est du pain empoisonné, parce qu’il asservit. Dans les deux cas, ce n’est plus l’homme qui, de fin sacrée et inviolable du travail, est au centre, il est réduit à un moyen pour produire de l’argent. Que soient donc partout garanties des conditions de travail sûres et dignes de l’homme n’empêchant pas, mais favorisant la vie culturelle et spirituelle ; qu’elles promeuvent la cohésion sociale, au bénéfice de la vie commune et du développement même des pays (cf. Gaudium et spes, nn. 9.27.60.67).

Le Bahreïn possède de précieuses acquisitions à cet égard: je pense, par exemple, à la première école féminine née dans le Golfe et à l’abolition de l’esclavage. Qu’il soit un phare dans la promotion dans toute la région des droits et des conditions équitables et meilleures pour les travailleurs, les femmes et les jeunes, en garantissant en même temps respect et attention à ceux qui se sentent les plus en marge de la société, comme les émigrés et les détenus : le développement vrai, humain, intégral se mesure avant tout à l’attention qui leur est portée.

L’arbre de vie, qui se dresse solitaire dans le paysage désertique, me rappelle encore deux domaines décisifs pour tous et qui interpellent avant tout ceux qui, en gouvernant, détiennent la responsabilité de servir le bien commun. Premièrement, la question environnementale : combien d’arbres sont abattus, combien d’écosystèmes sont dévastés, combien de mers sont polluées par l’insatiable avidité de l’homme, qui se retourne ensuite contre lui ! Ne nous lassons pas d’œuvrer en faveur de cette urgence dramatique, en posant des choix concrets et clairvoyants entrepris en pensant aux jeunes générations, avant qu’il ne soit trop tard et que leur avenir ne soit compromis ! Que la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP27), qui aura lieu en Égypte dans quelques jours, soit une avancée dans ce sens !

Deuxièmement, l’arbre de vie, avec ses racines qui, du sous-sol, communiquent l’eau vitale au tronc, et de là aux branches et donc aux feuilles donnant de l’oxygène aux créatures, me fait penser à la vocation de l’homme, de tout homme qui est sur la terre : faire prospérer la vie. Mais aujourd’hui, nous assistons, chaque jour davantage, à des actions et à des menaces de mort. Je pense en particulier à la réalité monstrueuse et insensée de la guerre, qui sème partout la destruction et arrache l’espérance. Dans la guerre surgit le pire côté de l’homme : égoïsme, violence et mensonge. Oui, parce que la guerre, toute guerre, représente aussi la mort de la vérité. Rejetons la logique des armes et inversons la tendance, en transformant les dépenses militaires massives en investissements pour lutter contre la faim, le manque de soins de santé et d’éducation. J’ai dans le cœur la douleur devant tant de situations de conflit. En regardant la Péninsule arabique, ces pays que je voudrais saluer avec cordialité et respect, j’adresse une pensée spéciale et sincère au Yémen, martyrisé par une guerre oubliée qui, comme toute guerre, ne conduit à aucune victoire, mais seulement à de cuisantes défaites pour tous. Je porte dans la prière surtout les civils, les enfants, les personnes âgées, les malades et j’implore : faisons taire les armes, faisons taire les armes, faisons taire les armes ! Engageons-nous partout et vraiment pour la paix !

La Déclaration du Royaume de Bahreïn reconnaît, à ce sujet, que la foi religieuse est « une bénédiction pour tout le genre humain », le fondement « pour la paix dans le monde ». Je suis ici en croyant, en chrétien, en homme et pèlerin de paix, car aujourd’hui comme jamais nous sommes appelés, partout, à nous engager sérieusement pour la paix. Majesté, Altesses Royales, Autorités, amis, je fais donc mien ce vœu pour ces jours désirés de visite dans le Royaume du Bahreïn et je partage avec vous un beau passage de cette même Déclaration : « Nous nous engageons à travailler pour un monde où les personnes à la foi sincère s’unissent entre eux pour rejeter ce qui les divise et rapprocher au contraire ce qui les unit ». Ainsi soit-il, avec la bénédiction du Très Haut ! Shukran ! [merci !]

Source : vatican.va
Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

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15ème jour : la sainte de l’absolu

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Découvrez aujourd’hui la médaille miraculeuse !
Belle écoute !

Abraham

Le mariage

Cette vidéo fait partie du parcours « Héritiers du Sacré-Coeur »

Parcours : Héritiers du Sacré-Coeur

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Jour 19 – Relire la Parole de Dieu

—- David—-

Nous vous proposons aujourd’hui de prendre le temps de relire ces passages de la Bible : 1 Sm 16-18; 2 Sm 6-7; 2 Sm 11-12 ; Ps 51(50). Si vous n’avez pas de Bible avec vous, cliquez sur ce lien 👇

Hier, 24 janvier 2022, en la fête de saint François de Sales, le pape François a publié un message intitulé « Écouter avec l’oreille du cœur » pour la journée mondiale des communications sociales. C’est aussi l’occasion de prier pour le monde des médias, les journalistes et communicants. Voici son message ci-dessous.

 

Écouter avec l’oreille du cœur

 

Chers frères et sœurs!

L’année dernière, nous avons réfléchi à la nécessité de “venir et voir” pour découvrir la réalité et pouvoir la raconter à partir de l’expérience des événements et de la rencontre avec les personnes. En poursuivant dans cette ligne, je voudrais maintenant porter l’attention sur un autre verbe, « écouter », qui est décisif dans la grammaire de la communication et condition pour un dialogue authentique.

En effet, nous perdons la capacité d’écouter ceux qui sont en face de nous, tant dans le cours normal des relations quotidiennes que dans les débats sur des questions plus importantes de la vie civile. Parallèlement, l’écoute connaît un nouveau développement important dans le domaine de la communication et de l’information, à travers les différentes offres de podcast et de chat audio, confirmant qu’elle reste essentielle pour la communication humaine.

On a demandé à un illustre médecin, habitué à soigner les blessures de l’âme, quel était le plus grand besoin des êtres humains. Il a répondu : « Le désir illimité d’être écouté ». Un désir qui reste souvent caché, mais qui interpelle tous ceux qui sont appelés à être éducateurs ou formateurs, ou qui de toute façon jouent le rôle de communicateurs : parents et enseignants, pasteurs et agents pastoraux, professionnels de l’information et ceux qui exercent un service social ou politique.

Écouter avec l’oreille du cœur

Des pages de la Bible nous apprenons que l’écoute n’a pas seulement le sens d’une perception acoustique, mais qu’elle est essentiellement liée à la relation de dialogue entre Dieu et l’humanité. « Shema’ Israël – Écoute, Israël » (Dt 6, 4), l’incipit du premier commandement de la Torah, est sans cesse répété dans la Bible, au point que saint Paul affirmera que « la foi vient de l’écoute » (Rm 10, 17). L’initiative, en effet, revient à Dieu qui nous parle, à qui nous répondons en l’écoutant ; et même cette écoute, au fond, vient de sa grâce, comme cela arrive au nouveau-né qui répond au regard et à la voix de sa mère et de son père. Parmi les cinq sens, celui que Dieu privilégie semble être l’ouïe, peut-être parce qu’elle est moins envahissante, plus discrète que la vue, et laisse donc l’être humain plus libre.

L’écoute correspond au style humble de Dieu. C’est cette action qui permet à Dieu de se révéler comme Celui qui, en parlant, crée l’homme à son image, et en l’écoutant le reconnaît comme son interlocuteur. Dieu aime l’homme : c’est pourquoi il lui adresse la Parole, c’est pourquoi il « tend l’oreille » pour l’écouter.

L’homme, au contraire, a tendance à fuir la relation, à tourner le dos et à « se boucher les oreilles » pour ne pas avoir à écouter. Le refus d’écouter finit souvent par devenir une agression envers l’autre, comme cela arriva aux auditeurs du diacre Étienne qui, se bouchant les oreilles, se précipitèrent tous ensemble sur lui (cf. Ac 7, 57).

D’un côté, il y a donc Dieu, qui se révèle toujours en se communiquant gratuitement, et de l’autre il y a l’homme, à qui il est demandé de se mettre à l’unisson, d’écouter. Le Seigneur appelle explicitement l’homme à une alliance d’amour, afin qu’il puisse devenir pleinement ce qu’il est : l’image et la ressemblance de Dieu dans sa capacité d’écouter, d’accueillir, de faire de la place à l’autre. L’écoute, au fond, est une dimension de l’amour.

C’est pourquoi Jésus appelle ses disciples à vérifier la qualité de leur écoute. « Faites donc attention à comment vous écoutez » (Lc 8, 18) : c’est ce à quoi il les exhorte après avoir raconté la parabole du semeur, suggérant qu’il ne suffit pas d’écouter, encore faut-il le faire bien. Seul celui qui accueille la Parole avec un cœur  » beau et bon  » et la garde fidèlement porte des fruits de vie et de salut (cf. Lc 8, 15). Ce n’est qu’en faisant attention à qui nous écoutons, à ce que nous écoutons et à comment nous écoutons, que nous pouvons grandir dans l’art de communiquer, dont le centre n’est pas une théorie ou une technique, mais la « capacité du cœur qui rend possible la proximité » (Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, n. 171).

Nous avons tous des oreilles, mais bien souvent, même celui qui a une ouïe parfaite n’arrive pas à écouter l’autre. Il existe en fait une surdité intérieure, pire que la surdité physique. L’écoute, en effet, ne concerne pas seulement le sens de l’ouïe, mais l’ensemble de la personne. Le véritable siège de l’écoute est le cœur. Le roi Salomon, bien que très jeune, se révéla sage car il demanda au Seigneur de lui accorder « un cœur qui écoute » (1 Rois 3, 9). Et saint Augustin nous invite à écouter avec le cœur ( corde audire), à recevoir les paroles non pas extérieurement dans nos oreilles, mais spirituellement dans nos cœurs : « N’ayez pas le cœur dans les oreilles, mais les oreilles dans le cœur » [1]. Et saint François d’Assise exhortait ses frères à « incliner l’oreille du cœur » [2].

Ainsi, la première écoute à redécouvrir lorsqu’on recherche une communication réelle est l’écoute de soi, de nos besoins les plus réels, ceux inscrits au plus profond de chaque personne. Et nous ne pouvons que repartir de l’écoute de ce qui nous rend uniques dans la création : le désir d’être en relation avec les autres et avec l’Autre. Nous ne sommes pas faits pour vivre comme des atomes, mais pour vivre ensemble.

L’écoute comme condition de la bonne communication

Il existe un usage de l’ouïe qui n’est pas une véritable écoute, mais son contraire : écouter en secret. De fait, une tentation omniprésente qui, à l’ère du web social, semble s’être accentuée, est celle d’écouter et d’espionner, instrumentalisant les autres à notre profit. Au contraire, ce qui rend la communication bonne et pleinement humaine, c’est précisément l’écoute de la personne en face de nous, face à face, l’écoute de l’autre duquel nous nous approchons avec une ouverture loyale, confiante et honnête.

Le manque d’écoute, dont nous faisons si souvent l’expérience dans la vie quotidienne, est malheureusement avéré aussi dans la vie publique, où, au lieu de nous écouter les uns les autres, nous « parlons dans le dos des autres ». C’est révélateur du fait que, plutôt que de chercher la vérité et le bien, nous recherchons le consensus ; plutôt que d’écouter, nous prêtons attention à l’audience. La bonne communication, en revanche, ne cherche pas à impressionner le public avec une réplique choc, dans le but de ridiculiser l’interlocuteur, mais elle prête attention aux raisons de l’autre et cherche à saisir la complexité de la réalité. Il est triste quand, même dans l’Église, des alignements idéologiques se forment, l’écoute disparaît et cède la place aux oppositions stériles.

En réalité, dans de nombreux dialogues, nous ne communiquons en fait pas du tout. Nous attendons simplement que l’autre personne finisse de parler pour imposer notre point de vue. Dans ces situations, comme le note le philosophe Abraham Kaplan [3], le dialogue est un duo-logue, un monologue à deux voix. Dans la vraie communication, en revanche, le « je » et le « tu » sont tous deux « en sortie », tendus l’un vers l’autre.

L’écoute est donc le premier ingrédient indispensable du dialogue et de la bonne communication. On ne communique pas si on n’est pas avant tout écouté, et on ne fait pas de bon journalisme sans la capacité d’écouter. Pour offrir une information solide, équilibrée et complète, il est nécessaire d’avoir écouté pendant longtemps. Pour raconter un événement ou décrire une réalité dans un reportage, il est essentiel d’avoir su écouter, disposé même à changer d’avis, à modifier ses propres hypothèses initiales.

En effet, ce n’est qu’en sortant du monologue que l’on peut parvenir à la concordance des voix qui est la garantie d’une véritable communication. Écouter plusieurs sources, « ne pas s’arrêter à la première taverne » – comme nous l’enseignent les experts en la matière – garantit la fiabilité et le sérieux des informations que nous transmettons. Écouter plusieurs voix, s’écouter les uns les autres, même dans l’Église, entre frères et sœurs, nous permet d’exercer l’art du discernement, qui apparaît toujours comme la capacité de s’orienter dans une symphonie de voix.

Mais pourquoi affronter la difficulté de l’écoute ? Un grand diplomate du Saint-Siège, le Cardinal Agostino Casaroli, parlait du « martyre de la patience », nécessaire pour écouter et se faire entendre dans les négociations avec les interlocuteurs les plus difficiles, afin d’obtenir le plus grand bien possible dans des conditions de limitation de la liberté. Mais aussi dans des situations moins difficiles, l’écoute requiert toujours la vertu de la patience, ainsi que la capacité de se laisser surprendre par la vérité, même si ce n’est qu’un fragment de vérité, chez la personne que nous sommes en train d’écouter. Seul l’étonnement permet la connaissance. Je pense à la curiosité infinie de l’enfant qui regarde le monde qui l’entoure avec des yeux grands ouverts. Écouter dans cet état d’esprit – l’émerveillement de l’enfant dans la conscience d’un adulte – est toujours enrichissant, car il y aura toujours quelque chose, aussi petit soit-il, que je pourrai apprendre de l’autre personne et mettre à profit dans ma propre vie.

La capacité d’écouter la société est plus précieuse que jamais en cette époque meurtrie par la longue pandémie. Tant de méfiance accumulée auparavant concernant l’ »information officielle » a également provoqué une « infodémie », dans laquelle on a toujours plus de peine à rendre plus crédible et plus transparent le monde de l’information. Nous devons prêter l’oreille et écouter profondément, notamment le malaise social accentué par le ralentissement ou l’arrêt de nombreuses activités économiques.

La réalité de la migration forcée est également une question complexe et personne n’a de recette toute faite pour la résoudre. Je répète que pour surmonter les préjugés sur les migrants et dénouer la dureté de nos cœurs, il faudrait essayer d’écouter leurs histoires ; donner un nom et une histoire à chacun d’eux. Beaucoup de bons journalistes le font déjà. Et beaucoup d’autres voudraient le faire, si seulement ils le pouvaient. Encourageons-les ! Écoutons ces histoires ! Chacun sera alors libre de soutenir les politiques migratoires qu’il juge les plus appropriées pour son pays. Mais nous aurons de toute façon devant les yeux, non pas des chiffres, non pas de dangereux envahisseurs, mais des visages et des histoires de personnes concrètes, des regards, des attentes, des souffrances d’hommes et de femmes à écouter.

S’écouter dans l’Église

Même dans l’Église, il y a un grand besoin d’écouter et de s’écouter. C’est le don le plus précieux et le plus généreux que nous pouvons offrir les uns les autres. Nous, chrétiens, nous oublions que le service de l’écoute nous a été confié par celui qui est l’auditeur par excellence, à l’œuvre duquel nous sommes appelés à participer. « Nous devons écouter à travers l’oreille de Dieu, si nous voulons être capables de parler à travers sa Parole » [4]. C’est ainsi que le théologien protestant Dietrich Bonhoeffer nous rappelle que le premier service que nous devons aux autres dans la communion est de les écouter. Celui qui ne sait pas écouter son frère ne sera bientôt plus capable d’écouter Dieu non plus [5].

Dans l’action pastorale, le travail le plus important est « l’apostolat de l’oreille ». Écouter, avant de parler, comme l’exhorte l’apôtre Jacques : « Que chacun soit prompt à écouter, lent à parler » (1, 19). Donner gratuitement un peu de son temps pour écouter les gens est le premier geste de charité.

Un processus synodal vient d’être récemment lancé. Prions pour qu’il soit une grande occasion d’écoute réciproque. La communion, en effet, n’est pas le résultat de stratégies ni de programmes, mais elle se construit dans l’écoute réciproque entre frères et sœurs. Comme dans une chorale, l’unité ne requiert pas l’uniformité, la monotonie, mais la pluralité et la variété des voix, la polyphonie. Au même moment, chaque voix de la chorale chante en écoutant les autres voix et en relation avec l’harmonie de l’ensemble. Cette harmonie est conçue par le compositeur, mais sa réalisation dépend de la symphonie de toutes les voix et de chacune d’elles.

En prenant conscience que nous participons à une communion qui nous précède et nous inclut, nous pouvons redécouvrir une Église symphonique dans laquelle chacun est en mesure de chanter avec sa propre voix, en accueillant celles des autres comme un don, pour manifester l’harmonie de l’ensemble que l’Esprit Saint compose.

Rome, Saint Jean de Latran, 24 janvier 2022, Mémoire de saint François de Sales.

Le 18 mars, le pape a reçu en audience les participants du Congrès international promu par la Fondation pontificale Gravissimum educationis et leur a adressé un message.

 

Eduquer les jeunes à la démocratie
(Extraits)

« Je voudrais vous proposer une brève réflexion à partir de la Parole que le Seigneur nous adresse dans l’Évangile de la liturgie d’aujourd’hui, c’est-à-dire la parabole des vignerons homicides (Mt 21, 33-43.45-46). Jésus met en garde contre une tentation qui appartient à tous et à tous les temps : la tentation de la possession. Les vignerons de la parabole, aveuglés par le désir de s’emparer de la vigne, n’hésitent pas à recourir à la violence et à tuer. Cela nous rappelle que lorsque l’homme renie sa vocation de collaborateur à l’œuvre de Dieu et prétend se mettre à sa place, il perd la dignité de fils et devient l’ennemi de ses frères. Il se transforme en Caïn.

Les biens de la création sont offerts à chacun en proportion de ses besoins, afin que personne n’accumule le superflu ni que personne ne manque du nécessaire. Inversement, lorsque la possession égoïste remplit les cœurs, les relations et les structures politiques et sociales, alors l’essence de la démocratie est empoisonnée. Et cela devient une démocratie formelle, pas une vraie.

Je m’attarde sur deux dégénérescences : le totalitarisme et le sécularisme. Ce sont des dégénérescences de la démocratie. Saint Jean-Paul II a souligné qu’un État est totalitaire quand « il tend à absorber la nation, la société, la famille, les communautés religieuses et le peuple lui-même » (Enc. Centesimus annus, 45). En exerçant une oppression idéologique, l’État totalitaire vide de valeur les droits fondamentaux de la personne et de la société, au point de supprimer la liberté. C’est une oppression idéologique, et on peut parler des colonisations idéologiques, qui continuent et nous y conduisent.

Le sécularisme radical, idéologique à son tour, déforme l’esprit démocratique de façon plus subtile et sournoise : en éliminant la dimension transcendante, elle affaiblit, et peu à peu annule, toute ouverture au dialogue. S’il n’y a pas de vérité ultime, les idées et les croyances humaines peuvent facilement être exploitées à des fins de pouvoir. « L’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain », disait Benoît XVI (Enc. Caritas in veritate, 78). Et voilà la différence, petite mais substantielle, entre une laïcité saine et une laïcité empoisonnée. Quand la laïcité devient idéologie, elle se transforme en laïcité, et cela empoisonne les relations et même les démocraties.

A ces dégénérescences, vous avez opposé le pouvoir transformateur de l’éducation. Dans certaines universités du monde, par exemple, vous avez lancé des activités de formation, à la recherche des stratégies les plus efficaces pour transmettre les principes démocratiques, pour éduquer à la démocratie. Je vous invite à poursuivre dans cette voie et je partage quelques propositions, que je confie à vous tous, engagés dans les différents domaines.

1. Nourrir la soif de démocratie chez les jeunes. Il s’agit de les aider à comprendre et apprécier la valeur de vivre dans un système démocratique, toujours perfectible mais capable de protéger la participation des citoyens (cf. Centesimus annus, 46), la liberté de choix, d’action et d’expression. Et d’aller sur le chemin de l’universalité contre l’uniformité. Le poison c’est l’uniformité. Et que les jeunes apprennent la différence et aussi la pratiquent.

2. Enseigner aux jeunes que le bien commun se mêle à l’amour. Il ne peut pas être défendu par la force militaire. Une communauté ou une nation qui veut s’affirmer par la force le fait au détriment d’autres communautés ou d’autres nations, et devient un fomentateur d’injustice, d’inégalité et de violence. Le chemin de la destruction est facile à emprunter, mais il produit beaucoup de décombres ; seul l’amour peut sauver la famille humaine. Là-dessus, nous vivons le pire exemple près de chez nous.

3. Éduquer les jeunes à vivre l’autorité comme un service. Il faut former « des personnes désireuses de se mettre au service de la communauté » (Message pour le lancement du Pacte éducatif, 12 septembre 2019). Nous sommes tous appelés à un service d’autorité, dans la famille, dans le travail, dans la vie sociale. L’exercice de l’autorité n’est pas facile : c’est un service. N’oublions pas que Dieu nous confie certains rôles non pas pour une affirmation personnelle mais pour que, par notre travail, toute la communauté grandisse. Lorsque l’autorité va au-delà des droits de la société, des personnes, elle devient autoritarisme et finit par devenir dictature. L’autorité est une chose très équilibrée, mais c’est une belle chose qu’il faut apprendre et enseigner aux jeunes pour qu’ils apprennent à la gérer. »

Méditation : Il aiguise ta liberté…

La vraie liberté, mais qu’est-ce que c’est ?

Ce n’est pas faire ce que tu veux, ne dépendre de personne, vivre sans contrainte… Agir ainsi, ce serait être esclave de ton égoïsme et peut rendre très malheureux et très seul. « Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres », prévient saint Paul. Pour être libre et accomplir ce que tu désires profondément tu as un allié de poids : L’Esprit Saint ! « Vous n’avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves mais des fils. » L’Esprit-Saint libère en nous ce qu’il y a de meilleur !

Quand nous étions enfants notre maman nous conduisait : elle nous prenait dans ses bras ; elle nous tenait par la main pour faire nos premiers pas ; elle nous parlait tendrement pour nous indiquer le bon chemin ; elle nous reprenait avec douceur quand nous nous trompions. C’est exactement ce que fait l’Esprit-Saint pour toi, avec toi . Il aiguise ta liberté pour que tu marches debout et qu’avec la même énergie d’un saint Paul tu puisses dire avec fierté :  « oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. »

Saint Augustin (354-430) et les pères de l’Église

Les pères méditent sur la blessure du côté transpercé de Jésus et y lisent tout le rassemblement des écritures mais aussi toute la richesse dont nous vivons, particulièrement par les sacrements. Ainsi, saint Augustin écrit : « La porte que l’arche reçut sur le côté, c’est assurément la blessure qu’ouvrit la lance dans le côté du Crucifié : par là, en vérité, entrent ceux qui viennent à lui, car de là découlèrent les sacrements par lesquels les croyants sont initiés » (Saint Augustin, De la cité de Dieu, 15, 26, 1).

Avec Saint André de Crète redisons à Dieu notre reconnaissance :« Quand Moïse ton serviteur frappa le rocher de son bâton, il préfigura ton côté vivifiant où nous puisons, Ô Sauveur, la nourriture de la vie ! »

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DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS
À UNE DÉLÉGATION DE « LEADERS POUR LA PAIX »

 

Mesdames et Messieurs,

je suis heureux de ce temps de rencontre avec vous, membres des Leaders pour la Paix, et je vous remercie pour votre présence et pour ce que fait votre École itinérante de la paix, qui se tient ces jours-ci à l’Université pontificale du Latran.

Être un Leader pour la Paix dans la période que nous traversons est une grande responsabilité et pas seulement un engagement. Nous avons pris conscience que la famille humaine, menacée par la guerre, court un danger plus grand encore : le manque de volonté de construire la paix. Le manque de volonté de construire la paix. Par votre expérience vous savez que, face à la guerre, faire taire les armes est le premier pas à accomplir. Mais ensuite il faut reconstruire le présent et l’avenir de la coexistence, des institutions, des structures et des services. La paix requiert des formes de réconciliation, des valeurs partagées et – chose indispensable – des parcours d’éducation et de formation.

Construire la paix nous demande d’être créatifs, de dépasser si nécessaire les schémas habituels des relations internationales, et en même temps de nous opposer à ceux qui confient à la guerre le rôle de résoudre les différends entre États et à l’intérieur des États, ou qui pensent même réaliser par la force les conditions de justice nécessaires à la coexistence entre les peuples. Nous ne pouvons oublier que le sacrifice de vies humaines, les souffrances de la population, la destruction aveugle de structures civiles, la violation du principe d’humanité ne sont pas des « effets collatéraux » de la guerre, non, ce sont des crimes internationaux. Cela nous devons le dire et le répéter.

Le recours aux armes pour résoudre les conflits est un signe de faiblesse et de fragilité. Négocier, faire de la médiation et engager la conciliation demande du courage. Le courage de ne pas se sentir supérieur aux autres ; le courage de s’attaquer aux causes du conflit, en abandonnant intérêts et projets d’hégémonie ; le courage de dépasser la catégorie d’ennemi, pour devenir des bâtisseurs de la fraternité universelle qui trouve sa force dans la diversité et son unité dans les aspirations communes à toute personne.

Face au défi des derniers qui demandent non pas une paix théorique, mais un espoir de vie, le courage de travailler ensemble est encore plus nécessaire. Construire la paix signifie alors initier et soutenir des processus de développement pour éradiquer la pauvreté, vaincre la faim, garantir la santé et les soins, sauvegarder la maison commune, promouvoir les droits fondamentaux et surmonter les discriminations causées par la mobilité humaine. Ce n’est qu’alors que la paix deviendra synonyme de dignité pour chacun de nos frères et sœurs.

J’invoque sur vous tous et sur votre travail les grâces abondantes de Dieu et je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi. Et si l’un ou l’autre ne prie pas, parce qu’il ne sait pas ou ne le peut, qu’il m’envoie au moins de « bonnes ondes » : j’en ai besoin pour ce travail. Merci.

Source : vatican.va
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Découvrez ce nouveau titre de louange de Glorious : Sh’ma Israël, publié dimanche 17 octobre sur youtube.

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