Frères,
que l’on nous regarde donc
comme des auxiliaires du Christ
et des intendants des mystères de Dieu.
Or, tout ce que l’on demande aux intendants,
c’est d’être trouvés dignes de confiance.
Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement,
ou à celui d’une autorité humaine ;
d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même.
Ma conscience ne me reproche rien,
mais ce n’est pas pour cela que je suis juste :
celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur.
Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré,
mais attendez la venue du Seigneur,
car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres,
et il rendra manifestes les intentions des cœurs.
Alors, la louange qui revient à chacun
lui sera donnée par Dieu.
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.
Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.
Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
car le Seigneur aime le bon droit,
il n’abandonne pas ses amis.
Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.
En ce temps-là,
les pharisiens et les scribes dirent à Jésus :
« Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent
et font des prières ;
de même ceux des pharisiens.
Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
Jésus leur dit :
« Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce,
pendant que l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »
Il leur dit aussi en parabole :
« Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf
pour le coudre sur un vieux vêtement.
Autrement, on aura déchiré le neuf,
et le morceau qui vient du neuf
ne s’accordera pas avec le vieux.
Et personne ne met du vin nouveau
dans de vieilles outres ;
autrement, le vin nouveau fera éclater les outres,
il se répandra
et les outres seront perdues.
Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau.
Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »
C’est le vieux qui est bon. Après 2000 ans, cet Evangile résonne tout autrement que dans la fraîcheur printanière du Christianisme naissant. L’Eglise émergeait comme l’outre neuve d’un Evangile plein de promesses, qui n’avait pas encore révélé toutes ses saveurs.
2000 ans après, le vin a vieilli, et Jésus nous dit “c’est le vieux qui est bon”. La tentation serait de revenir à l’immaturité des premiers temps en rejetant le processus de croissance comme une corruption, et “jouer aux premiers chrétiens”. Mais Jésus dit “c’est le vieux qui est bon”. Il nous invite à la maturité, apprendre à goûter, distinguer les arômes et les saveurs qui se sont déployées avec le temps : une doctrine solide et affinée, une vie spirituelle enrichie de l’expérience d’une foule de saints, une communauté structurée qui invente toujours de nouvelles façons de vivre la fraternité. Il y a eu des ratés, des pertes, des divisions, mais au final, c’est le vieux qui est bon, qui sait déployer toute la richesse contenue à l’origine dans le jeune vin de l’Evangile.
A nous aussi, personnellement, est posée la question: comment bien vieillir et laisser l’Evangile du Christ prendre toute sa saveur dans notre vie ? Sous l’influence du Christ, tâchons de rester ferme sans nous endurcir, de rester en paix sans perdre de saveur, et de mûrir sans nous aigrir.
1. Seigneur, quand le jour s’achève,
Nous venons jusqu’à toi.
Car tu es la lumière
Qui éclaire nos pas.
Ton Esprit nous entraîne
Et inspire ce chant joyeux ;
À toi, notre louange
Qui monte vers les cieux.
2. Voici : les peuples se pressent
Pour magnifier ton nom.
Les fils aînés en tête
Sont suivis des nations.
Ton Église t’acclame,
En un très grand et beau mystère :
« Christ, Époux de nos âmes,
Joie de toute la terre ! »
3. Jubile, Épouse sans tache,
Toi qui es préférée.
Ton Bien-Aimé se cache :
Tiens ta lampe allumée.
Dors, mais que ton cœur veille :
Il arrive dans ton jardin.
Au matin, il s’éveille ;
Son jour sera le tien.
4. À toi, Jésus, soit la gloire,
Au Père et à l’Esprit.
Nous chantons ta victoire
Au seuil de cette nuit.
Viens, soutiens ton Église,
Dans l’attente du jour sans fin.
Que l’Esprit la conduise
Vers un nouveau matin.
Fin :
Amen
Paroles, musique et harmonisation : V. Voge
© 2026, Éditions de l’Emmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris

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