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Marcher avec les saints

11/01/2026

Enfant Jésus de Prague

En 1621, l’empereur Frédéric II invite les Carmes Déchaux à s’installer à Prague dans l’église Notre Dame des Victoires. Mais, rapidement, la communauté des Carmes se trouve réduite à vivre dans une grande pauvreté, manquant même de l’essentiel. 

En 1628, la princesse Polyxène de Lobkowitz, ayant appris la précarité du couvent, lui offre une petite statue de l’Enfant Jésus, en bois couvert de cire, d’une hauteur de 48 centimètres avec cette promesse : « Je vous confie ce que j’ai de plus précieux. Vénérez bien l’Enfant Jésus et rien désormais ne vous manquera. » 

Les Carmes reconnaissants installe l’Enfant Jésus dans leur noviciat et, pendant deux ans, font l’expérience de sa bienveillante protection. 

Malheureusement, en 1630, une nouvelle guerre éclate avec les protestants. Les Carmes doivent s’enfuir sans rien emporter. La statue est perdue. 

En 1637, on la retrouve mutilée. Ses deux mains ont disparu. Un jour, elle s’adresse à un père en prière devant l’Enfant Jésus : « Aie pitié de moi et j’aurai pitié de toi. Rends-moi mes mains et je te rendrai la paix. Plus tu m’honoreras, plus je te favoriserai. » 

Après différentes péripéties, la statue est réparée et acquiert la réputation d’être miraculeuse. Des copies sont réalisées et des sanctuaires lui sont dédiés dans différentes parties du monde, dont la France au monastère Sainte Claire de Montbrison, la Belgique au sanctuaire de Horion-Hozémont, en Amérique latine et aux Philippines. 

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